PREMIER SUJETLES GRANDES LIGNES DU PLANPLAN DÉTAILLÉDEUXIÈME SUJETLES GRANDES LIGNES DU PLANPLAN DÉTAILLÉTROISIÈME SUJETSUJETS COMPLÉMENTAIRES PREMIER SUJET Sujet 1 Vous semble-t-il que La Fontaine ait observé de très près les mœurs des animaux ? La vérité est-elle chez lui scientifique ou poétique ? Dijon LES GRANDES LIGNES DU PLAN Deux points essentiels nous sont suggérés I. Vérité scientifique. — II. Vérité poétique. — Ce que nous savons du tempérament de La Fontaine nous incline à penser qu’il a sacrifié la première à la seconde. La manière dont le sujet est posé nous invite d’ailleurs à chercher dans ce sens la solution. Une seule difficulté d’interprétation dans quel sens faut-il prendre le mot poétique » ? Il s’oppose ici à scientifique ». Il s’agit donc de trouver les éléments d’une peinture artistique dans cette représentation des animaux que nous offre La Fontaine. LECTURES — Fables, essentiellement livres I, VII, VIII. Vous vous reporterez en particulier aux fables qui mettent en scène d’une manière pittoresque et vivante le chat, le renard, le héron, la tortue… , en notant les vers qui vous paraîtront à ce titre les plus heureux ; et pour chaque personnage, vous vous appliquerez à dégager d’un mot le mérite de la peinture. — En ce qui concerne la vérité scientifique, relevez entre autres les bévues que contient la fable 1 du livre III. PLAN DÉTAILLÉ Introduction Les animaux occupent dans les fables une place de premier plan. La Fontaine, sans doute, ne se soucie guère de nous offrir d’eux une image scrupuleusement conforme à la vérité scientifique. Mais il s’attache avec bonheur à les camper d’une manière frappante, vivante, suggestive. Ce fabuliste est un peintre animalier. I. Sa peinture n’est pas conforme à la vérité scientifique Sans doute La Fontaine ne possède pas la science approfondie d’un naturaliste et l’on relève dans les fables un bon nombre d’erreurs. Passons sur certaines bévues qui pourraient n’être à tout prendre que des impropriétés de termes et ne lui faisons pas un grief excessif d’avoir appelé le gîte du lièvre, une tanière, ou de nous parler du serpent comme d’un insecte ». Des confusions plus graves portent sur le genre de vie des animaux qu’il met en scène. Il oublie que l’ours est friand de fruits et de légumes, n’hésite pas dans Le Loup et l’Agneau à montrer un agneau de lait se désaltérant dans le courant d’une onde pure ». Il nous fait assister à un entretien entre la cigale et la fourmi, au seuil de l’hiver or en cette saison les cigales sont mortes depuis longtemps, puisque la durée de leur existence n’excède pas quelques semaines, et les fourmis sont plongées dans un sommeil qui va durer plusieurs mois. Quant aux mouches et aux vermisseaux, ils ne sauraient en aucune façon servir de nourriture à la cigale qui s’alimente exclusivement de la sève des arbres. Enfin, on ne conçoit pas que le corbeau et le renard, qui sont tous deux carnivores, se disputent la possession d’un fromage. Dans tous ces cas l’intrigue de la fable repose sur une erreur. II. Sa peinture est celle d’un artiste En dépit de ces confusions, la peinture des animaux dans les fables nous donne une impression de vérité, plus saisissante que celle que nous offre par exemple un naturaliste comme Buffon. C’est que cette peinture est frappante. En quelques traits bien choisis le fabuliste dessine une silhouette. En deux vers il campe prestement le héron avec son aspect décharné, disgracieux, son absence d’harmonie dans les proportions, son cou et ses membres interminables, son bec qui n’en finit pas. Il fait mieux il sait isoler et mettre en valeur le détail qui suggère l’originalité d’une physionomie voyez la belette et son long corsage ». En outre sa peinture est vivante. Il nous montre ces animaux en action, avec leur allure, leur démarche particulière Il laisse la tortueAller son train de part, elle s’évertue,Elle se hâte avec lenteur. Cette peinture est variée de chaque espèce elle nous offre plusieurs échantillons dont chacun garde son individualité. On ne peut confondre ce rat, hôte d’un champ, rat de peu de cervelle, avec cet autre vieux rat, rongeur de livres, non plus qu’avec l’hypocrite héros du Rat qui s’est retiré du monde. De même Rodilard, l’Alexandre des chats, n’est pas plus le sosie de ce Raminagrobis, bien fourré, gros et gras », qui règle à sa manière le différend de Jean Lapin et de la belette, que de son autre congénère si sympathique à première vue à certain souriceau étourdi Marqueté, longue queue, une humble contenance,Un modeste regard et pourtant l’œil luisant. Enfin et surtout cette peinture individuelle est suggestive ; sous la diversité des apparences, elle révèle la diversité des individualités morales. La Fontaine sait à merveille nous faire pressentir les correspondances secrètes entre les traits physiques qu’il met en valeur et les traits de caractères le nez pointu », le long corsage de dame Belette trahissent autant que ses propos son insolence altière, et si le jeune souriceau avait eu tant soit peu de perspicacité à défaut d’expérience, il se serait défié du chat, de son allure pateline et de la lueur inquiétante que la modestie du regard ne parvient pas à éteindre dans ses yeux. Sous les jeux de physionomie et les attitudes, le peintre de talent révèle les états d’âme. Conclusion Les fables de La Fontaine ne sont donc pas l’œuvre d’un naturaliste. Au reste, l’exactitude scientifique ne s’accordait guère ni avec la tradition du genre, ni avec le tempérament de l’auteur. Mais ce fabuliste est un artiste à l’aide de quelques traits judicieusement choisis, il sait à merveille faire revivre devant nous les animaux dont il peuple les fables sa peinture est variée, colorée, suggestive, plus rappante de vérité et de naturel que la réalité même. REMARQUE Ce sujet vous offre l’occasion de parfaire votre culture sur un point essentiel. Quels sont les caractères d’une œuvre d’art ? La seconde partie du développement ci-dessus vous les indique pour l’essentiel. Vous pouvez également en dégager les rapports de l’œuvre d’art avec la réalité qu’elle représente. Elle n’est pas une copie, mais une interprétation du réel c’est-à -dire qu’elle ne reproduit pas servilement et minutieusement tous les détails du modèle, mais retient seulement les traits significatifs. Volontiers elle accuse l’un de ces traits et lui subordonne les autres pour dégager l’unité et l’originalité de ce modèle. Le talent consiste à choisir à bon escient ce trait essentiel, et Taine raille quelque part les peintres qui ne s’avisent pas, par exemple, que ce qui donne à une tête de lion son véritable caractère, c’est la mâchoire. Le débutant trop souvent s’imagine que la crinière est le point essentiel, et son lion, comme disent les rapins, ressemble à une descente de lit. DEUXIÈME SUJET Sujet 2 Pourquoi dit-on le bon La Fontaine » ? Ce que vous savez de sa vie et de ses fables justifie-t-il cette appellation ? Rennes LES GRANDES LIGNES DU PLAN La seule difficulté du sujet vient du sens que l’on doit donner au mot bon ». On peut le prendre dans le sens le plus étroit et parler de la bonté » de La Fontaine. On peut aussi le prendre dans un sens élargi et parler de la bonhomie de La Fontaine. La formule prise dans son ensemble nous suggère cette dernière interprétation. On peut en effet dire le bon La Fontaine » comme on dit le bon vieillard » pour qualifier moins la bonté proprement dite qu’une certaine indulgence souriante, qui est le propre de la bonhomie. Ces deux interprétations nous suggèrent deux grandes parties I. La Fontaine n’est pas bon. — II. Il est est bonhomme. — Ce qui revient à une forme de plan dont nous avons déjà parlé quand il s’agissait de discuter une opinion I. Part de faux il n’est pas bon. — II. Part de vrai il est bon dans un certain sens. Les sous-parties sont indiquées dans les termes du sujet 1. Il n’est pas bon, a dans sa vie, b dans ses fables ; —2. Il est bonhomme, a dans sa vie, b dans ses fables. LECTURES — Les fables vous sont familières. Le mieux est d’utiliser à votre démonstration celles que vous connaissez bien et que vous aimez. Ce ne sont pas nécessairement celles qui sont citées dans tous les morceaux choisis ». Un choix heureux d’exemples personnels prouvera que vous avez lu et compris les fables. — Pour la vie du poète, vous lirez avec agrément et fruit l’excellente étude de Taine, La Fontaine et ses Fables. PLAN DÉTAILLÉ Introduction Il est d’usage, quand on parle de l’auteur des Fables, de dire le bon La Fontaine ». Encore faut-il se mettre d’accord sur le sens qu’il convient de donner à cette appellation. Au sens strict du mot, on ne saurait parler de bonté à propos de La Fontaine sa vie nous le montre en mainte occasion comme un égoïste, et ses fables offrent une morale sèche et dure. Mais, si la bonté n’est pas son fait, l’indulgence souriante paraît bien être sa qualité première. En ce sens élargi, on peut parler du bon La Fontaine » — que d’autres se sont plu, à juste titre, a appeler le bonhomme ». I. La Fontaine n’est pas bon Si l’on prend le mot dans son sens le plus étroit, il est évident qu’on ne peut parler de bonté à propos de La Fontaine. Sa vie, en mainte circonstance, nous le révèle comme un égoïste. Sans doute eut-il au moins le culte de l’amitié. Et Maucroix, son familier de toujours, nous a laissé sur la confiante intimité qui les unit tous les deux un émouvant témoignage. Lors du procès de Fouquet, il montra aussi, en prenant courageusement la défense de son bienfaiteur, qu’il savait être l’ami des mauvais jours. Mais les circonstances quotidiennes de la vie le montrent plus soucieux de se ménager une oisiveté douillette que de faire face dignement à ses devoirs de chef de famille. Très vite il délaisse sa femme et bientôt il s’en sépare. Il se préoccupe si peu de son fils que, s’il faut en croire une anecdote, quand il le rencontre, il ne le reconnaît pas. Cette bonté ne se révèle pas davantage dans ses œuvres ; la morale de ses fables est étroite et dure. L’image qu’il donne de la vie, des relations de l’homme avec ses semblables en témoigne assez éloquemment. Chacun ne vit que pour soi et refuse à son voisin dans la détresse le moindre petit secours. Voyez la conduite de la fourmi à l’égard de la cigale. Dans une situation critique, on assure son propre salut même quand ce salut a pour conséquence le malheur d’autrui. Pour sortir du puits, le renard y fait descendre à sa place et y abandonne le loup. Un personnage important peut se permettre impunément toutes les indélicatesses, voire tous les crimes. Il trouvera toujours à point nommé un comparse qui payera à sa place. Tel est le sort de l’âne dans Les Animaux malades de la peste. On voit assez quelles règles de vie impitoyables impose un pareil état de fait. Il faut cultiver la ruse ou faire usage de la force et rendre coup pour coup dans cette bataille pour l’existence. Lorsque le loup complote devant le lion la perte de son camarade » le renard, celui-ci n’a de cesse qu’il n’ait pris sa revanche en faisant écorcher vif son adversaire. Et La Fontaine narre les exploits de son dangereux et séduisant héros avec une complaisante sympathie. II. La bonhomie de La Fontaine Ainsi, ni la vie de La Fontaine ni ses fables ne reflètent chez lui la bonté. Du moins cet égoïsme est-il tempéré par une bonhomie un peu naïve. Dans des lettres adressées à sa femme, il évoque sur un ton d’aimable enjouement certaines rêveries amoureuses dont il eût été décent de lui épargner la confidence. A Monsieur d’Hervart qui venait l’inviter s’installer chez lui, après la mort de Madame de la Sablière, il répond avec une candeur charmante J’y allais. » Le véritable égoïsme n’est pas à ce point inconscient. La même bonhomie souriante se retrouve dans ses fables. Sans doute a-t-il parfois la dent dure pour les femmes et pour les enfants, cet âge sans pitié », mais ses railleries d’ordinaire sont assez innocentes et s’accompagnent d’une telle bonne humeur ! S’il se moque de Perrette et de ses châteaux en Espagne », c’est en fin de compte pour s’identifier à elle dans les derniers vers et faire un retour sur l’inanité de ses propres rêves. Ailleurs, il nous montre avec humour ce curé qui conduit son mort » au cimetière et qui accomplit sa tâche sans mélancolie, avec une conscience un peu routinière. Mais si brave homme, au demeurant, que La Fontaine ne lui mesure pas sa sympathie souriante. Dans le détail de la forme transparait aussi cette bonhomie, par l’outrance amusante des épithètes ce saint homme de chat, bien fourré, gros et gras », par l’aimable fantaisie qui utilise à dessein, dans une histoire de bêtes, des termes qui conviendraient à des êtres humains La femme du lion mourut », par la variété du ton et des mètres qui passe, pour amuser le lecteur, de la majesté épique à la familiarité du conte, à de prestes confidences présentées sous l’aspect de boutades. Conclusion Sans doute est-il difficile de faire entrer pleinement, sous la simplicité d’une épithète, la complexité d’un talent et d’un caractère. Le tendre Racine » et le grand Corneille » ont pu être appelés avec autant de vraisemblance le féroce Racine » et le bonhomme Corneille ». Du moins, quand on parle du bon La Fontaine », on évoque cette grâce souriante, indulgente, un peu désabusée, qui fait l’originalité essentielle et le charme profond de l’auteur des Fables. REMARQUES Discutons le plan. On aurait pu faire entrer les mêmes éléments sous une perspective un peu différente a La vie absence de bonté ; bonhomie. — b L’œuvre absence de bonté ; bonhomie. Pensez-vous que ce plan aurait été aussi approprié ? L’importance respective des différents points n’est-elle pas, dans une large mesure, dépendante de la façon dont est posée la question ? Songez par exemple à un sujet qui serait présenté en ces termes Les fables de La Fontaine nous révèlent, aussi clairement que les circonstances de sa vie, le vrai visage du poète et ses traits de caractère essentiels. » Il conviendrait ici de suivre le plan suivant a Sa vie les traits qu’elle révèle ; entre autres, absence de bonté ; bonhomie, — b Ses fables les mêmes traits s’y retrouvent ; entre autres absence de bonté ; bonhomie. En d’autres termes, puisque le sujet établit un parallèle entre la vie et l’Œuvre, votre plan adopte une disposition symétrique où se retrouve ce parallèle. Donc, même quand un sujet a trait à un problème qui vous est familier, ne vous hâtez pas de servir » un plan tout fait. Adaptez le plan à la question posée dans les grandes lignes, dans les transitions et même dans le détail. TROISIÈME SUJET Sujet 3 La Fontaine, poète dramatique. Rennes, Paris Ce sujet est traité dans cet article LA FONTAINE, POÈTE DRAMATIQUE. SUJETS COMPLÉMENTAIRES Sujet 4 La Fontaine, peintre de la nature et des animaux. Caen, Dijon Deux parties entre lesquelles il convient de trouver un lien pour faire l’unité du sujet. Donc Introduction sur le sens du pittoresque chez La Fontaine. I. La Fontaine, peintre des animaux cf. Développement du premier sujet, IIe partie, en haut de l’article. Transition ces peintures d’animaux se détachent sur une toile de fond. II. La Fontaine, peintre de la nature a peinture gracieuse cf. Le Héron ; la nature à l’aurore dans Le Chat, la Belette et le petit Lapin ; b peinture variée ; c peinture suggestive quelques détails riches d’évocation, cf. livre IV, fable 22, début. Conclusion la nature et les animaux sont étroitement liés dans cette peinture puisque les détails pittoresques sont souvent inséparables de l’action et du comportement des animaux au sein de cette action. Si l’onde n’était pas transparente, que deviendrait l’intrigue du Héron ? Sujet 5 La Fontaine n’a guère fait que mettre en œuvre des sujets déjà traités. En quoi est-il original ? Paris Puisque cette originalité consiste en la mise en œuvre, il faut suivre de près cette mise en œuvre en comparant avec le modèle. D’où la nécessité de choisir une fable en particulier, ou, à la rigueur, deux ou trois fables. Nous vous conseillons Le Coche et la Mouche. Vous étudierez successivement I. La composition, importance des différentes parties chez La Fontaine et son modèle chez La Fontaine un récit développé pour lui dans ses différentes phases ; chez son modèle, illustration pure et simple d’une morale. II. Le pittoresque a dans le décor ; b dans la peinture des personnages. III. L’intérêt psychologique peinture en action de caractères complexes. IV. L’intérêt dramatique l’art de nous tenir en haleine à travers les péripéties. V. Le style classique approprié à chaque caractère. VI. Poésie et fantaisie. Sujet 6 Vous commenterez ce jugement La Fontaine, sous les apparences anodines des animaux qui peuplent ses fables, a fait la peinture satirique de la société de son temps. » Vous étudierez successivement les classes sociales le Roi, les nobles… , en prenant, soin de montrer à chaque fois que cette peinture est d’époque », c’est-à -dire qu’elle critique des travers particuliers à son temps. Vous lirez avec fruit sur cette question l’excellente étude de Taine, La Fontaine et ses Fables, qui fait des rapprochements intéressants, notamment avec une page de Saint-Simon. En Conclusion, rappeler la portée générale et humaine qu’en vrai classique La Fontaine donne à sa peinture psychologique. Sujet 7 Ne s’abuse-t-on pas sur La Fontaine quand on nous le présente comme un rêveur et un paresseux ? Ses fables ne révèlent-elles pas un homme qui sait observer la réalité et un poète qui a le souci de son art ? I. Observation du réel a la nature ; b les animaux. — Cf. sujet en haut de l’article. II. L’art de La Fontaine, essentiellement le travail fructueux de la forme a choix des mots ; b le style ; c la versification.
Dissertationsur les fables de la Fontaine. Par metalleuxxx dans le forum [ARCHIVE] Philosophie Réponses: 2 Réponses: 1 Dernier message: 16/01/2005, 12h58. une dissert sur les fables de La Fontaine Par Kay dans le forum [ARCHIVE] Philosophie Réponses: 1 Dernier message: 27/10/2004, 14h48. Fuseau horaire GMT +1. Il estTexte intégral 1La présente étude se propose de dégager les principaux domaines qui ont fait l’objet d’une série d’études littéraires permettant une connaissance plus approfondie et plus nuancée de l’œuvre de La Fontaine. On ne retiendra que les Fables qui constituent d’ailleurs le point focal du domaine même si Adonis, Le Songe de Vaux, La Relation d’un voyage en Limousin, les Contes et Psyché retiennent de plus en plus l’attention des critiques. Ces études éclairent d’ailleurs indirectement la lecture des Fables qui reflètent comme un prisme la diversité de l’œuvre lafontainienne. 2L’état des lieux des études théoriques concernant les Fables ne remontera guère au-delà des années quatre-vingt, c’est-à -dire qu’il couvrira environ deux décennies. Tous les travaux auxquels on fera référence s’appuient évidemment sur ceux de la période précédente Georges Couton, Pierre Clarac, Renée Köhn, entre autres, ne sont pas sans continuer d’influencer les lafontainiens d’aujourd’hui. 1 La Bruyère, Les Caractères, Des ouvrages de l’esprit », 1 I, éd. R. Garapon », class. Garnier, ... 2 Épilogue des six premiers livres. 3 Préface des Fables. 4 Contre ceux qui ont le goût difficile, II,1. 3Certes, Tout est dit, et l’on vient trop tard...1 et il convient d’éviter [...] d’épuiser une matière pour n’en [...] prendre que la fleur2. Tout cela semble convenir parfaitement au sujet. Tout en effet est dit sur la vie et l’œuvre du fabuliste mais il semble loisible de considérer que nombre des fables de La Fontaine étant sues de tout le monde, je ne ferais rien si je ne les rendais nouvelles par quelques traits qui en relevassent le goût3. Il est toujours tentant mais aventureux de parler de La Fontaine. De l’Eloge de Chamfort aux tout derniers essais de Patrick Dandrey, en passant par Taine, Clarac, Giraudoux, Valéry, la critique lafontainienne est d’une haute tenue que ne désavouerait pas le détracteur des censeurs au goût difficile4. Au total, une réflexion poussée, abondante, subtile et trois fois centenaire met au défi qui chercherait absolument à faire du neuf sur un auteur si inlassablement mis en lumière par les critiques, les érudits et les poètes. 5 Voir Le Juge-Arbitre, l’Hospitalier et le Solitaire et le prologue A Madame de Montespan. 6 P. Malandain, La Fable et l’intertexte, Paris, Temps actuels, coll. Entaille/s », 1981, p. 31. 4La soif d’immortalité du poète est étanchée au-delà de toutes ses espérances5. Le texte lafontainien est à la fois l’un des plus truffés d’avant-texte qui soient mais aussi l'avant-texte le plus fréquent et le plus copieux de toute la littérature6. 5Pour des générations d’enfants du XIXe et du XXe jusque vers 1970, les Fables constituaient à la fois le passage obligé à la littérature française dont la littérature classique formait en quelque sorte le noyau dur et les bases solides d’un univers moral peuplé de créatures inattendues, de mots rares, de tournures insolites où le réel et l’imaginaire se mêlent curieusement. La leçon de morale qui se dégageait de ces fables – une trentaine tout au plus, choisies dans les premiers livres et toujours les mêmes – était des plus simples et presque toujours individuelle, moulée sur le caractère de protagonistes. Si les études critiques refusent toute didactisation de la fable lafontainienne, elles insistent néanmoins sur la fonction irremplaçable d’éducatrice du dialogue et de la liberté intérieure que les Fables n’ont cessé de remplir, quelle que soit la perspective d’étude envisagée et quel que soit le destinataire. 7 On n’abordera pas l’aspect proprement linguistique des Fables, d’ailleurs peu favorisé depuis une q ... 6Le clivage perdure aujourd’hui entre ceux qui n’entendent faire dialoguer un auteur qu’avec lui-même et ceux qui se proposent de saisir les rapports qu’un texte entretient avec les productions littéraires et artistiques. De cette summa divisio peut découler une étude organisée selon cinq axes. Le premier part de la traduction philologique de recherche des sources externes pour s’intéresser à la mouvance inter et intra-textuelle des sources internes. Ensuite on s’appuiera sur la tradition giralducienne du poète et de l’artiste pour rendre compte de la poétique de l’ironie, une des directions les plus fécondes de la recherche actuelle. Le troisième axe d’étude éclairera le La Fontaine penseur selon trois perspectives le moraliste, le politique, et le philosophe. Ensuite on tentera de dégager l’apport des études biographiques sur l’homme et l’œuvre avant de réfléchir à la réception des Fables à travers les interprétations, les réécritures et les illustrations. Se dégagera de cette synthèse des études littéraires sur les Fables à partir des années quatre-vingt7 une réflexion sur le didactisme en trompe-l’œil des Fables et le rôle du lecteur, autrement dit le pacte de lecture. Notes 1 La Bruyère, Les Caractères, Des ouvrages de l’esprit », 1 I, éd. R. Garapon », class. Garnier, p. 66. 2 Épilogue des six premiers livres. 3 Préface des Fables. 4 Contre ceux qui ont le goût difficile, II,1. 5 Voir Le Juge-Arbitre, l’Hospitalier et le Solitaire et le prologue A Madame de Montespan. 6 P. Malandain, La Fable et l’intertexte, Paris, Temps actuels, coll. Entaille/s », 1981, p. 31. 7 On n’abordera pas l’aspect proprement linguistique des Fables, d’ailleurs peu favorisé depuis une quinzaine d’années. Mais il convient d’évoquer l’étude d’Amulf Stefenelli, Die Lexicalische Archaïsmen in den Fabeln von La Fontaine, Passau, 1987. Le linguiste montre que la langue de La Fontaine est très riche, très variée et qu’elle touche à de nombreux registres. Cette publication numérique est issue d’un traitement automatique par reconnaissance optique de caractères. Lire Acheter
Photo: T. Guinhut. Jean de La Fontaine, auteur de Fables enfantines & politiques. « Je me sers d’animaux pour instruire les hommes ». C’est ainsi que La Fontaine, en sa dédicace « A Monseigneur le Dauphin », présentait dès 1668 ses Fables choisies etSkip to content Home About us Test BLOOD SUGAR TEST CBC Test Liver Function Test Kidney Function Test URINE R/M Test THYROID Test ELECTROLYTE Test LIPID Test Services Location Contact Call Now +91-9454607089Call Now +91-9454607089 Dissertationsur une citation de la Fontaine. ------. Bonjour j'ai une dissertation à faire le sujet est" de tous les animaux ,l'homme a le plus de pente à se porter dedans l'excès" ( fable rien de trop livre 9) j'ai fais mon plan mais étant nul aussi bien en philo qu'en français et aynat fais que 3 dissertations dans ma vie j'ai un peu de Genres littéraires ► La fable ► vous êtes iciGenres littérairesJean de La Fontaine et la fableSommaire Présentation Le récit et la moralité Les personnages Conception et structure de la fable Les thèmes L’art de La Fontaine La langue La prosodie Conclusion PrésentationJean de La Fontaine par Hyacinthe Rigaud, en Fontaine ne renie pas ses sources antiques. Au contraire, il les revendique. Mais d’emblée, il précise que son imitation n’est point un esclavage ». Il puise chez les modèles anciens la matière première de son œuvre mais apporte au récit et à la moralité des modifications qui rendent son original. Le fabuliste conserve au genre sa finalité traditionnelle d’efficacité pédagogique et didactique, affirmant Je me sers d’animaux pour instruire les et c’est là une transformation essentielle, il utilise au service de ses fables toutes les ressources de la départ récit plutôt sec, l’apologue est désormais paré de toutes les subtilités de la langue et de la prosodie françaises. Le but premier de La Fontaine est, en effet, de plaire toujours » pour mieux récit et la moralitéLa fable traditionnelle comprend deux parties que La Fontaine, dans la Préface » de son recueil, présente ainsi L’apologue est composé de deux parties, dont on peut appeler l’une le corps, l’autre l’âme. Le corps est la fable, l’âme la les combinaisons de ces parties sont très variées dans les Fables. L’ordre le plus fréquent place le récit au début et la morale à la fin. Cependant, la disposition inverse est très largement représentée. Il en est ainsi par exemple dans Le Loup et l’Agneau ».Parfois la morale est citée au début et reprise à la fin ; il arrive enfin que celle-ci soit implicite, exprimée d’une manière voilée par l’un des personnagesAlbum Les Fables de Jean de La Fontaine version intégrale, illustrées par Jean-Noël peut les classer selon qu’ils appartiennent au monde animal, humain, végétal ou mythologique. Le bestiaire » des Fables est particulièrement riche de modèles » représentant les travers et les vices des humains. En vertu d’un symbolisme animalier, en partie hérité de la tradition et réactivé par le génie de La Fontaine, ces héros », lion, renards, singes, rats, chiens, loups, etc., apparaissent tour à tour comme des bourreaux ou des victimes, reconstituant toute une société en miniature. Les humains », eux, appartiennent à des classes, des métiers et des âges divers savetier, financier, grand seigneur arrogant, astrologue ou maître d’école. Le personnage du Roi, directement nommé ou masqué par son double, le Lion, apparaît plus de trente fois dans les Fables, révélant ainsi l’intérêt de La Fontaine pour les problèmes politiques de son époque. Les végétaux » chêne, roseau, gland, etc., les objets » cierge, pot de fer ou pot au lait participent à l’action et, parfois, prennent la parole. Les personnages mythologiques » ont aussi une place de choix dans les Fables et rappellent que ce mot désigne également les récits et structure de la fableLa Fontaine définit son œuvre comme Une ample comédie à cent actes divers Et dont la scène est l’ fable peut donc être considérée comme un mini-drame, à la structure théâtrale fortement marquée le décor, campé en quelques vers ou en quelques mots, l’intrigue exposée rapidement et progressant suivant des actes » vers le dénouement, conformément à la psychologie des personnages. À titre d’exemple, la fable Les Animaux malades de la Peste » est structurée comme une pièce thèmesCertaines fables de La Fontaine visent directement la société du XVIIe siècle dont on trouve une image presque complète. Le Lion représente le Roi. Il jouit d’une autorité quasi divine et il aime étaler sa puissance dans de pompeuses cérémonies. La cour est présentée comme un pays de parasites ou règnent la servilité et l’hypocrisie. Le courtisan, par excellence, est le Renard qui flatte le Roi et prend toujours son Fables évoquent aussi la noblesse de province qui exploite sans vergogne les paysans. Les mœurs de la ville sont montrées à travers des personnages et des modes de vie hauts en couleur. La Fontaine est un des écrivains qui ont le plus puisé dans l’actualité et laisse des tableaux de mœurs représentatifs de leur ailleurs cet auteur s’est également illustré dans la fable philosophique. C’est à Ésope et à ses prédécesseurs qu’il a commencé par emprunter les préceptes étroits de la sagesse des peuples. Mais par la suite, n’écoutant que son tempérament, c’est sa propre sagesse qu’il exprime. Elle est toute d’équilibre et de modération dans les désirs. La Fontaine accepte les décrets de la Providence et cherche le bonheur dans la simplicité et le fables du Second recueil reflètent des préoccupations philosophiques, sans qu’on puisse pour autant, parler d’un système dogmatique. La Fontaine réfléchit sur la vie et sur les lois qui la régissent et médite surtout sur la de La FontaineLa transformation de l’apologue en poème ou en petit drame versifié se fait grâce aux nombreuses innovations que La Fontaine apporte à la langue et à la langueLe fabuliste utilise dans ses fables toutes les ressources de la langue au double niveau du lexique et du lexique La Fontaine puise dans tous les registres lexicaux langue populaire, vocabulaire technique et juridique. Il remet également à la mode certains termes archaïques, comme le mot noise » ou la formule vieillie J’ai souvenance ».Enfin, il arrive que le fabuliste crée des néologismes dans un but humoristique la cité des rats est appelée Ratopolis » et la race canine est élevée à la dignité de la gent chienne ».La diversité des styles La richesse lexicale sous-tend des styles très diversifiés, depuis le style réaliste, sans fioritures, en passant par l’éloquence oratoire, le style burlesque… et arrivant parfois au lyrisme. Le fabuliste pratique aussi la parodie du style épique dans une intention fables s’élèvent véritablement à la grandeur épique, comme dans le Paysan du Danube », ou à la grâce émouvante du lyrisme, comme dans Les Deux Amis » ou Les Deux Pigeons », La Fontaine fait entendre en sourdine à la fin de cette fable la musique de la nostalgie Ne sentirai-je plus de charme qui m’arrête ? Ai-je passe le temps d’aimer ?La prosodieLa Fontaine pratique largement une versification libérée des contraintes classiques. Il utilise une variété de mètres, l’alexandrin et l’octosyllabe aussi bien que les vers très courts, les faisant alterner dans la même fable. Cette liberté » donne aux fables une grande souplesse et permet de souligner les effets de surprise ou les pointes ». Dans Les Animaux malades de la Peste », le Lion escamote l’horreur de son crime », en rejetant dans un vers de trois syllabes le nom de sa victime, Le berger ».Le jeu des assonances et des allitérations contribue à la fluidité des vers et, par l’harmonie imitative, le fabuliste accorde une voix » au on s’est accordé à admirer sans réserve l’art de La Fontaine, en revanche, on lui a reproché de prôner une morale de la médiocrité », mise à la portée de l’homme moyen. Cependant, cette sagesse de bon ton nous rappelle que, s’il est vain de chercher à éradiquer le vice, on devrait du moins travailler à acquérir une conscience plus lucide. La mesure » et l’ équilibre » promettent des plaisirs délicats, éloignés de tout fabuliste enseigne aussi la liberté de l’esprit, le plus grand des bonheurs, sans qui les autres ne sont rien », comme il l’affirme lui-même. Credo que l’homme moderne pourrait faire littéraires Le roman La poésie Le théâtre 🔴 La fable Origines et évolution Jean de La Fontaine et la fable De la récitation des fables Autres genres littérairesArticles connexes Les genres littéraires. Biographie de Jean de La Fontaine. La fable origine et évolution. De la récitation de la fable pour les enfants. La langue et le style. Le style de livresRecherche sur le site LaFontaine Fables dissertation. Jean de La Fontaine est un poète officiel, il écrit les Fables (lecture des Fables en PDF) pour l’éducation du Dauphin, fils du roi de France.Ainsi, plus de 200 fables sont publiées en trois recueils. Le premier livre paraît en 1668 (livres 1 à 6), ensuite le deuxième recueil paraît en 1678 (livres 7 et 8).
Il est d’abord important de noter que La Fontaine a pris grand soin de ne pas réunir ses textes au hasard, puisque leur classement ne correspond pas aux dates de composition qu’on peut connaître. Il y a donc une volonté - qu’elle réponde à une stratégie de la désoÂrientation ou à l’installation d’une problématique ou de plusieurs problématiques - il y a une volonté derrière ce faux désordre. En outre, il est clair que par moments, l’articulation des fables correspond nettement à la volonté d’instituer des micro-séquences thématiques, des suites les fables 9 à 14 du livre VII traitent de la forÂtune, les fables 10 et 11 du livre VIII, de l’amitié, les fables 1, 3, 5, 7, 14, du livre X, de la souveraineté et de la tyrannie de l’homme sur les animaux, etc. Mais sur l’ensemble du recueil, que voit-on ? Livre VII Du fléau de la guerre ?, Les Animaux malades de la peste, à l’hymne à la paix, Un Animal dans la lune. Le livre VII est centré sur les questions de la paix et de la guerre et plus spécifiquement de la guerre de Hollande, moins glorieuse qu’on l’a souvent cru. La guerre ne retombant ni sur le roi ni sur les Grands, elle retombe sur l’âne, comme les impôts sur le peuple. La guerre ne modère pas l’égoïsme du clergé VII, 3. L’une des leçons est qu’on ne s’est pas accommodé entre nations et qu’on y a beaucoup perdu Le Héron et la Fille, VII, 4 en voulant trop gagner. La seconde morale est que le monde est happé par le trop » trop vouloir, trop conquérir... Ce qu’il faut rechercher c’est la médiocrité » et la sagesse Les Souhaits, VII, 5, et ce n’est pas à la Cour vrai charnier qu’on l’apprend la Cour sent la mort, on n’y peut ni blâmer, ni louer VII, 6. Il est alors proprement dangereux de méditer, parce qu’on devient vulnérable devant la force Les Vautours et les Pigeons, VII, 7 et que l’on devient proie. Ceux qui ne méditent pas, ceux qui s’agitent et font les imporÂtuns Le Coche et la Mouche, VII, 8 en sont les parasites et accroissent les difficultés de l’État. Outre l’agitation des uns, la violence des autres, il y a aussi le rêve déraiÂsonnable qui mène le monde et entraîne les guerres picrocholines ou autres et fait tout chuter VII, 9,10. Il ne faut donc pas courir après la fortune VII, 11. Il est trop facile de se faire gloire de ses succès et d’attriÂbuer à la Fortune ses propres revers personnels VII, 13, d’autant que le monde est parcouru d’opinions fausses sur lesquelles il est aisé de jouer VII, 14. Dans ce monde violent, il n’y a pas de médiateur possible, surtout lorsqu’il est émanation de l’État VII, 15, fût-il juge, et ce monde ne court que vers la division et la mort VII, 16. Devant ce tableau fort sombre des folies et des horreurs de la guerre et du pouvoir, la modéraÂtion des hommes et des rois est-elle encore possible ? L’espoir résiderait-il dans la paix et la science, puisque l’Angleterre nous en donne l’exemple VII, 17 ? Reste la deuxième fable du livre VII, sorte de fabliau qu’on a bien du mal à relier à la démonstration, sauf à considérer qu’on reporte sur les affaires privées l’horÂreur des querelles publiques, mais c’est évidemment difficile et peu légitime. Livre VIII La mort et les jeux de langage sont les deux topiques du livre VIII. De la fable La Mort et le Mourant à celle titrée Le Loup et le Chasseur, la cruauté de la mort encadre une réflexion sur les charmes et les méfaits de la parole. Grâce au discours faux, on peut se tirer d’affaire et tuer les autres VIII, 3, Le Lion, le Loup et le Renard ; l’éloÂquence de Démosthène est inopérante au point qu’il faut se fonder sur les récits et les contes pour séduire les hommes VIII, 4, Le Pouvoir des Fables, toute paroÂle semble inutile, tout fatigue, les dieux en particulier en sont les premiers fatigués VIII, 5, tout est déformé VI11, 6, Les Femmes et le Secret et vain, bons mots pour les sots 8 ou hâbleries 9. Alors, mieux vaut se taire et rêver de pure amitié 11, sans illusion. La parole est utile lorsqu’elle interÂvient dans une société fondée sur son illusion 14 mais se heurte à la réalité 15. Il faudrait, face aux faux disÂcours 16, savoir s’entraider 17 et préférer la morale, l’apologue, à l’ignorance et au bavardage 18, 19, mais est-ce au moins possible ? Même Jupiter parle en vain 20 et l’on doit résister aux mots et aux conseils des autres 21 pour se sauver soi-même. Aucune confiance ne doit donc être faite aux apparences, le naturel est le naturel et le chat reste un chat, malgré son discours 22, 25, 26 le sage se méfie des entretiens frivoles. Le lanÂgage tue, sauve aussi lorsqu’on le maîtrise dans une société fondée sur ses jeux et ses apparences, mais à condition qu’on ne le croie, à aucun moment, véritable. La communication vraie, fondée sur les vertus de l’amitié et de l’entraide, est bien loin, à l’horizon du texte, mais n’est-elle pas seulement une vue de l’esprit ? Le Savetier et le Financier, Les Deux Chiens et l’Âne mort nous apprennent qu’il faut renoncer aux ambitions mortelles et rester dans son monde. L’exemple du chien qui porte à son cou le dîner de son maître montre que la cupidité est universelle, et que l’éducation est une vertu qui n’est jamais définitive puisqu’on peut la perdre. L’homme, guetté par la mort, se débat dans un univers trompeur dans lequel il doit se méfier de ses semÂblables, mais ce même homme ne peut, et c’est sa destinée, que rester dans le monde et, malgré tout, en jouir Le Loup et le Chasseur Il faut que l’on jouisse ». Livre IX Le livre IX expose l’ordre de l’univers et suggère une morale quasi religieuse. L’homme, par nature, est amené à trop vouloir. Le pigeon apprend qu’il aurait mieux fait de rester au gîte 2, il vaut mieux que les arbres aient des glands que des citrouilles 3, le pédant a tort de vouloir trop corriger ses élèves 5 l’ordre est divers, certes 7, 12, mais il est ordre et loi, supérieur à toute autre loi, en particulier païenne 6. Ne changeons rien, évitons les disputes 9, fuyons ceux qui vendent la sagesse 8, ne nous fions pas à l’hypocrisie 14 et connaissons notre nature, même si dans l’excès réside une sorte de grandeur 15. Est-ce pour autant une nature divine, y a-t-il un dieu qui gère le monde ? Les prières sont bien vaines 13 et Dieu reste impénétrable 16. Vivons donc, mais en pleine défiance des autres, des flatteurs 17, des plaisirs et des mythes 18, des harangues 19, et reconnaissons l’ordre gassendiste le discours à Mme de la Sablière les animaux ont une âme terrestre, les hommes ont une âme céleste et terrestre. Les allers et retours entre l’homme et Dieu, dans ce livre, témoignent d’une orgaÂnisation de l’univers en tant qu’ordre divers, multiple, et de ses déviations. Le Singe et le Léopard, méditation sur la diversité, peut nous surprendre, mais peut entrer dans la cohéÂrence car il insiste sur les apparences... Livre X Le livre X montre l’homme dominant la nature et ses semblables 1 l’homme est dévoration, les animaux sont dévoration, la nature est dévoration 1, 3, 5 la chaîne est constituée avec rigueur. L’homme est à la fois le roi des animaux et leur tyran 8. Il faut donc éviter les rois 9, comme les animaux doivent éviter les hommes 10, 11, 12, jusqu’à Dieu, peut-être, qui foudroie les hommes Discours à M. le duc de La Rochefoucauld. Dans ces conditions, pourquoi La Tortue et les deux Canards 2, L’Enfouisseur et son Compère 4, Les deux Aventuriers et le Talisman 13, condamnant l’impudenÂce, le babil et la sottise ? Peut-être pour consoler les faibles en leur disant qu’on peut tromper les trompeurs et que la puissance est une ombre. Garder l’ordre et se consoler, surtout ne rien changer de peur que tout soit pire encore... Livre XI Le livre XI revient aux puissants et à la politique, peut-être à la guerre de Hollande. 11 faut céder au lion ou l’empêcher de grandir. Lorsqu’il est grand, il faut faire avec 1. Il faut avoir le désir de plaire et compter sur soi 2, 3 et, si l’on peut, fuir loin de la Cour 4, parce qu’il n’y a pas grand-chose à attendre des rois et que les plaines danubiennes lui sont préférables, même si Louis sait dompter l’Europe Épilogue. Restent donc la sauvagerie du paysan du Danube ou le jardin du vieillard comme seules issues. Mais pourquoi le renard est-il représenté trompant le loup 6 ? Que vient faire le chat-huant accumulateur 1 ? Des leçons politiques peuvent en être tirées le loup travaille pour le renard qui travaille pour le roi, le roi-hibou conserve de la chair fraîche et grasse pour se repaître... Articles liés aux Fables de La Fontaine La fable définition, caractéristiques et exemples L'apologue analyse du texte "Le pouvoir des fables" de jean de La Fontaine. La laitière et le pot au lait lecture analytique
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Théophile Gautier et les tenants de l’art pour l’art » allaient jusqu’à refuser toute utilité à la littérature, proclamant que tout ce qui est utile est laid », tandis que dans un cercle bien proche, un Victor Hugo multipliait les œuvres engagées ; Jean-Paul Sartre ira jusqu’à tenir Flaubert et Goncourt pour responsables de la répression qui suivit la Commune parce qu’ils n’ont pas écrit une ligne pour l’empêcher ». C’est pourquoi il est légitime de se demander si la littérature peut et doit avoir pour mission d’élever sa voix contre les verrons donc si la littérature engagée est efficace et un premier temps, nous verrons qu’elle dispose de ressources qui lui donnent une efficacité toute particulière, avant d’envisager ce que sont aussi ses limites ; enfin, nous verrons qu’elle peut avoir une manière propre de s’engager dans la condition humaine, avec un message qui, par son universalité, peut trouver place dans toute actualité. 1ere PARTIE REDIGE Il a été souvent jugé nécessaire en littérature d’élever sa voix contre les injustices, et cela de manière efficace. En effet, la littérature touche un public particulièrement varié, non seulement selon ses goûts, mais à travers les lieux et les époques. Le théâtre, le roman, l’apologue, la poésie sont autant de formes littéraires qui à la fois touchent un public très large et très varié, et permettent d’allier le divertissement ou le plaisir à une réflexion instaurée par l’auteur. Au XVIIe siècle, La Fontaine, sous couvert de fables pour les enfants, critiquait de manière plaisante et piquante la cour ou la société et les comportements humains en général ; le siècle des Lumières a usé encore plus de la diversité des formes littéraires les contes philosophiques de Voltaire, aussi bien que des pièces comme le Mariage de Figaro de Beaumarchais, que L’Encyclopédie, dénoncèrent des injustices sociales, à chaque fois de manière tout à fait différentes, touchant ainsi des sensibilités différentes. Notons encore que leurs dénonciations de la guerre, du fanatisme, de l’intolérance, trouvent un retentissement puissant encore à notre époque la littérature porte un message qu’elle peut rendre universel. De plus, la littérature offre une variété de formes qui, en permettant de manier l’implicite ou l’explicite, multiplie les stratégies argumentatives. Une même idée peut être défendue de différentes manières, soit ostensiblement dans un texte purement argumentatif, comme dans un article de L’Encyclopédie, qui permet au message d’être clair et percutant, soit plus implicitement, ce qui demande au lecteur une participation plus vive pour comprendre le message. Candide de Voltaire aussi bien qu’une pièce comme Tartuffe de Molière, montrent dans leurs structures même qu’un enseignement peut nécessiter un parcours personnel pour que son destinataire trouve enfin à y adhérer. Candide est un personnage naïf prêt à croire le premier enseignement théorique qu’on lui livre, et qui n’apprendra véritablement que de ses expériences ; de même, le lecteur est invité à recevoir le message de Voltaire non par un développement explicite, mais de manière implicite, en suivant le récit des aventures du personnage. Orgon, obnubilé par Tartuffe, ne comprendra jamais le message explicité de sa famille, et ne découvrira l’hypocrisie de son hôte que lorsque les siens mettront en place un stratagème qui lui dévoilera implicitement les manigances du dévot ; la pièce elle-même, sous couvert de divertissement, fait suivre le même chemin au spectateur, qui par l’implicite, apprend à se méfier des mensonges et des faux semblants. Cette variété de stratégies permet ainsi de toucher le lecteur différemment ou bien l’auteur peut choisir de convaincre par des arguments qui font appel à la raison, comme dans Autorité politique » de Dumarsais, ou bien il peut vouloir toucher le lecteur dans sa sensibilité, en utilisant l’ironie ou le rire, qui établissent une complicité entre l’auteur et le lecteur, comme le font Voltaire ou La Fontaine, ou en provoquant sa pitié ou sa colère, comme Victor Hugo quand il nous dépeint la misère de Fantine ou Cosette dans Les Misérables. Ainsi, non seulement la littérature se tourne vers un public varié, mais auprès des mêmes personnes, elle offre une rare diversité de moyens pour les atteindre et les marquer en profondeur. Enfin, la littérature se faisant l’écho des préoccupations humaines les plus profondes et les auteurs possédant la capacité de les éclairer et de les communiquer, on peut difficilement accepter qu’ils ne s’impliquent pas dans des causes sociales ou politiques. Victor Hugo, à la fois engagé en littérature et en action, au talent incontesté, condamne l’inaction de l’écrivain dans son poème Fonction du poète » où l’on trouve les vers suivants Honte au penseur qui se mutile Et s’en va, chanteur inutile, Par les portes de la cité » Pour lui, action et poésie peuvent et doivent aller de pair, le poète a sa place dans la société la cité » et ne doit pas s’enfermer dans une tour d’ivoire. Bien plus, devant certains événements, la littérature peut même être une urgence, ne serait-ce que pour les auteurs eux-mêmes. Suite à la seconde guerre mondiale, beaucoup d’auteurs ont connu la nécessité d’écrire sur l’horreur des camps de concentration, non seulement dans le but de les dénoncer, non seulement par devoir de mémoire et pour éviter que de telles exactions ne se reproduisent, mais encore pour tenter, pour ceux qui l’avaient vécue, d’exorciser un tel enfer. Ainsi, la littérature a-t-elle une valeur salutaire, pour la société et pour l’homme. La littérature se révèle donc une tribune opportune et efficace pour dénoncer les injustices et les méfaits de la société. 2ème PARTIE Cependant, il nous faut aussi constater qu’elle connaît ses limites pour se faire entendre, ce qui a autorisé certains auteurs, non sans droit, de juger qu’à cause de cela, la dénonciation ne serait pas sa principale fonction, ou qu’en tout cas elle n’est pas inhérente à sa nature, comme nous le verrons par la suite. Argument La littérature n’est pas accessible pour tout le monde, et même en général c’est une minorité qui en est touchée à certaines époques et certains endroits, tout le monde ne sait pas lire, ou alors, on ne la lit pas parce qu’elle ne plaît pas. Exemple Littérature des Lumières, ignorée du peuple, destinées aux classes pensantes et dirigeantes. Argument La littérature présente un autre obstacle son langage ne pouvant être simplement communication, il est souvent plus obscur. Exemples Les Fables de la Fontaine, les poèmes de Hugo… ArgumentLa littérature n’est plus de nos jours un moyen de communication des plus privilégiés, et souffre notamment de la concurrence des supports visuels. 3ème PARTIE Cela peut nous amener à nous demander si elle se doit d’avoir pour fonction la dénonciation, et si elle ne peut pas aussi trouver une autre légitimité. Argument La littérature plus que jamais semble perdre sa valeur de communication », elle plus que jamais poétique le langage pour le langage. Elle peut ainsi rester, plus qu’une évasion, un domaine artistique à part entière. Exemple Gautier, l’art pour l’art la littérature doit-elle être utile ? Argument La littérature, même si elle ne semble pas s’impliquer explicitement dans l’actualité, exprime des choses qui touchent à l’homme et au monde en général, et qui sont fondamentales, immuables. Exemple Rimbaud, qui sans faire de la littérature politique, renvoie l’écho révolté de la jeunesse de son époque la Commune, et par là même, exprime la révolte de toutes les générations qui lui ont succédé. Argument Ainsi, la littérature peut tendre à une vocation plus spirituelle, guidant l’homme de manière universelle, au delà de l’actualité d’une époque. Exemple actualité de nos jours des préoccupations exprimées dans les textes des Lumières ou autres. CONCLUSION C’est ainsi que nous pouvons dire que si la littérature a sa place dans le débat d’idées, et que même nous pouvons avoir des difficultés à imaginer qu’elle ne s’y engage pas du tout, elle peut revendiquer légitimement ne pas en avoir le devoir. En effet, sans aller jusqu’à prôner l’art pour l’art, nous avons vu que la littérature pouvait tenir une réflexion universelle, qui engage tout homme à mieux se connaître et ainsi à mieux se situer dans le monde et dans son rapport aux autres. Depuis deux siècles, des arts anciens comme la littérature ou la peinture se sont vus en quelque sorte relayés par d’autres supports, comme la photographie pour la peinture, ou le cinéma et les médias pour la littérature l’une comme l’autre ont ainsi perdu peu à peu leur fonction informative », c’est-à -dire purement figurative pour la peinture, et communicative pour la littérature. Ne peut-on pas dire que loin de les anéantir, ces mutations leur ont permis au contraire de faire un grand bond dans leur évolution, les dégageant, la littérature notamment, de toute contrainte pratique », l’ancrant finalement plus que jamais dans une dimension universelle, au-delà de l’actualité immédiate ? bonjourmon prof m'a donné un superbe dissert sur la fontaine:Au 17 ème siècle les fables sont peut-être l'oeuvre qui réponde le plus virtuosement au précept classique: allier les amusements de la forme à la profondeur de la leçon amusements de la forme par la mise en scène de personnages imaginaires (animaux qui parlent..), les fables Objectif connaître la vie et l'oeuvre d'un auteur majeur du XVIIe siècle. 1. Biographie 1621-1695 a. Sous la protection de Fouquet Maître des Eaux et Forêts, Jean de La Fontaine vit à Paris. Il est reçu à la cour de Louis XIV, sous la protection de Fouquet, ministre des Finances. Il vit dans le luxe et côtoie l'élite intellectuelle de l'époque Mme de La Fayette, Mme de Sévigné, La Rochefoucauld, etc. Il écrit des poèmes mais ce ne sont pas encore des oeuvres majeures. b. A partir de 1661 Fouquet est emprisonné à vie pour avoir dépensé l'argent de l'Etat sans raison. La Fontaine reste fidèle à son ami, de sorte que Louis XIV lui ferme les portes de la cour. L'auteur trouve donc d'autres protecteurs, parmi lesquels Mme de La Sablière. En 1665, La Fontaine connaît le succès avec Contes et Nouvelles en vers, puis paraissent en 1668 les six premiers livres des Fables. La Fontaine est reconnu comme un auteur de talent et entre à l'Académie française en 1684. 2. Les Fables a. Présentation générale du recueil Les Fables sont regroupées en 12 livres d'une vingtaine de fables chacun, qui sont publiés de 1668 à 1694. Il s'agit de poèmes inspirés des auteurs antiques, le fabuliste grec Esope VIe siècle av. et le latin Phèdre Ier siècle av. siècle ap. On remarque là l'appartenance de La Fontaine au groupe des Anciens dans la querelle des Anciens et des Modernes. Cependant, si l'auteur s'inspire de l'Antiquité, il privilégie à la copie une imitation libre, modernisant ainsi la matière des Anciens. La fable contient souvent une morale car elle a un objectif pédagogique. Mais cette morale n'est pas toujours exprimée. b. Caractéristiques d'une fable Une fable est un texte en prose ou en vers. Celles de Jean de La Fontaine sont essentiellement versifiées. Ce sont de courtes narrations qui contiennent un enseignement. Celui-ci peut être intégré à la narration ou prendre la forme d'une morale exprimée. Cependant, la morale telle qu'elle est donnée dans la fable n'est pas toujours celle qu'il faut appliquer. Le lecteur a donc parfois à charge de déduire l'enseignement du texte. D'autre part, si La Fontaine met souvent en scène des animaux Les fables ne sont pas ce qu'elles semblent être ; Le plus simple animal nous y tient lieu de maître. » Le Pâtre et le Lion », VI, 1, cela n'a rien de systématique. c. L'objectif des fables Les fables sont destinées à délivrer un enseignement au lecteur notamment par le biais de la morale tout en le distrayant. De cette double vocation découlent des textes courts qui privilégient l'agrément du récit tout en abordant des sujets sérieux. L'essentiel Jean de La Fontaine est un auteur majeur du XVIIe siècle. C'est essentiellement à travers ses Fables qu'il nous est connu, s'affirmant comme le spécialiste français de cette forme littéraire. Au moyen de courts récits en prose ou en vers, les fables sont destinées à délivrer un enseignement au lecteur notamment par le biais de la morale tout en le distrayant. Vous avez déjà mis une note à ce cours. Découvrez les autres cours offerts par Maxicours ! 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