Danscette fable, La Fontaine dénonce la supériorité de l’instant face à la raison. Après que le milan, manifeste voleur, Eut répandu l’alarme en tout le voisina e, Et fait crier sur lui les enfa extraite du livre ; dans cette fable figure un renard, rusé et flatteur, et un corbeau naïf. La Fontaine critique deux grands acteurs de l’époque: le ourtisan (le renard) et une
Méthode de la dissertation Analyser le sujet Tout d’abord, il convient d’analyser le sujet qui vous est donné à traiter. Cela se passe en plusieurs temps. La formulation du sujet D’abord, s’interroger sur la formulation du sujet, qui est généralement une question. Dans l’exemple Quel est le but de La Fontaine en écrivant les Fables ? », la question s'intéresse à l’intérêt pour La Fontaine d’écrire ses fables. La problématique à traiter est donc de l’ordre de l’utilité à quoi servent les fables de La Fontaine ? Un bon moyen de saisir l’enjeu d’une formulation est ainsi de reformuler la question, comme nous venons de le faire. Les notions à définir Un sujet de dissertation comporte toujours différentes notions, qu’il importe de correctement définir pour, d’une part, montrer au correcteur que le sujet a bien été compris et, d’autre part, identifier les potentielles tensions contenues dans le sujet. Dans l’exemple Quel est le but de La Fontaine en écrivant les Fables ? », il faut savoir ce qu’est un but » et une fable ». Le but, lorsqu’on s’attache à le définir, peut revêtir différents aspects est-ce un but social ? Est-ce un but économique ? etc. Les présupposés Enfin, une question suppose toujours des sous-entendus, ou des idées implicites. Il s’agit pour vous de les identifier, selon les articles, les adverbes ou les formules restrictives comme toujours » ou nécessairement ». Dans l’exemple Quel est le but de La Fontaine en écrivant les Fables ? », on présuppose que La Fontaine écrit avec une idée en tête. Le plan Une fois le sujet analysé, vous devez être capable de construire un plan de deux ou trois parties, à partir d’une problématique. La problématique peut être exactement la même que le sujet, s’il s’agit d’une question. Mais l’analyse du sujet peut aussi vous faire aboutir à une autre question, qui vous semble plus pertinente, ou directement liée à celle qui vous a été posée. Les deux ou trois parties doivent être liées d’une manière logique. 1ère partie on fait état d’une première réponse, qui se révèle en fait superficielle. La fin de cette partie manifeste le caractère incomplet de cette réponse 2ème partie on y montre les limites de la première partie, sans pour autant se contredire sinon, à quoi bon avoir écrit la première partie ?. Il faut s’attacher à dépasser plutôt ces limites, c’est-à-dire à approfondir dans un sens ou dans un autre ce qui a été montré au début 3ème partie ce n’est pas une partie nécessaire. Si vous la rédigez, c’est que les deux premières parties vous semblent insuffisantes et que les réponses apportées ont encore quelques limites. Sur votre brouillon, ces parties là ne doivent pas être rédigées. Dans l’idéal, il y figure les exemples que vous allez utilisez pour appuyer votre argumentation ainsi que les transitions comment passer d’une sous-partie à une autre d’une manière cohérente et logique ?. Vous cherchez du soutien scolaire à domicile ? Rédiger l’introduction et la conclusion Au brouillon, il vous faut en revanche rédiger l’introduction et la conclusion. La rédaction de celles-ci ne doit intervenir qu’une fois l’analyse du sujet et votre plan terminés. l’introduction elle doit faire apparaître l’analyse du sujet que vous avez menée. Ainsi, il s’agit de définir les termes du sujet qui posent problème et de montrer en quoi le sujet est problématique. On peut pour cela s’aider du sens comment. Elle se termine sur l’annonce de votre problématique et l’annonce de votre plan. La conclusion elle propose un bilan de votre réflexion. Attention elle n’est pas un résumé de votre développement. Vous devez y exposer la solution à votre problématique et mettre en lumière les difficultés qui subsistent encore. On ne cite pas d’auteur, ni d’exemple, et on ne propose pas d’ouverturee Rédiger le développement Le développement comprend vos parties, elles-mêmes composées de sous-parties. Il ne faut pas y mettre les titres, comme ici. Contentez-vous d'annoncer explicitement leur sujet - ce que vous allez y traiter. Il faut y mettre des exemples tirés de vos lectures, en faisant référence à des passages précis. Les citations sont également bienvenues. Il faut s’assurer de la logique entre les parties et les sous-parties de bonnes transitions vous rapporteront beaucoup de points. Evidemment, il faut soigner l’orthographe et le vocabulaire ! Les correcteurs y sont sensibles, et ce sont-là des points aisément gagnés ! 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Regroupées dans trois recueils entre 1668 et 1694, pour un total de deux cent quarante trois fables, elles furent inspirées à Jean de La Fontaine par les antiques Esope, Babrius et Phèdre. Elles mettent généralement en scène des animaux anthropomorphes et contiennent, presque systématiquement, une morale. Mais parce qu’elles semblent d’une lecture assez simple, malgré la langue du XVIIe siècle, parce que les morales semblent claires et sont devenues proverbiales, parce qu'elles sont devenues incontournables dans l'enseignement de l'école primaire, on a tendance à sous-estimer la valeur didactique de ces écrits. Car, au moment d'étudier les fables de La Fontaine, il nous appartient de restituer le contexte socio-historique dans lequel elles ont été écrites. Jamais, La Fontaine ne s'est seulement fait bouffon du Roi ; son but était plutôt double, conformément à la formule latine placere et docere » - plaire et instruire ». Pourtant, dire cela ne suffit pas. Annonce de la problématique Pouvons-nous, par l'étude de ces Fables, déterminer leur but ? Ou même, leurs buts ? Annonce des axes Nous verrons dans un premier temps quels sont les moyens de La Fontaine pour rendre ses fables agréables à la lecture. Mais dans un second temps, il faudra voir quel est l'intérêt, pour lui, de les rendre agréables, puisque le simple plaisir d'être lu ne semble pas suffisant pour expliquer leur production. Jean de la Fontaine est sans aucun doute le plus grand représentant du genre de la fable en France ! Développement Des fables qui plaisent Il est incontestable que les fables écrites par La Fontaine ont la volonté de plaire. Ceci est perceptible à travers plusieurs points. L'art de l'apologue lui-même, dont elles sont issues, avait déjà cet objectif - incontournable, en outre, de toute production littéraire. Mais le genre de la fable s'émancipe de l'apologue pour établir sa propre poétique, avec ses propres rythmes et ses propres registres. Enfin, l'aspect merveilleux qu'elle contient vise également à émerveiller le lecteur pour mieux retenir son attention. L’art ancestral de l’apologue Si on assimile un peu trop vite les fables à la littérature de jeunesse, il faut d’abord contextualiser la production et la diffusion de l’œuvre pour en comprendre les enjeux. Nous sommes au XVIIe siècle, siècle de Louis XIV, le Roi Soleil. La production artistique, dont la littérature, est destinée à un public cultivé et privilégié économiquement. La culture appartient au pouvoir, et sans l’appui de mécènes » et de protecteurs », toute production est impossible. C’est ainsi que La Fontaine dédie la première fable de chacun de ses livres à un personnage important Madame de Montespan la favorite du roi c’est donc un moyen indirect de toucher le souverain. Mais suivent d'autres grands noms de l'époque Monseigneur le Dauphin le fils du roi Louis XIV et de la reine Marie-Thérèse ; Monseigneur le Duc de Bourgogne le livre XII ; ou encore à Madame de la Sablonnière. C'est là une première preuve de la volonté de La Fontaine de plaire il évolue dans un milieu social précis, régi par des codes, et qu'il appartient de maîtriser pour pouvoir continuer à exister. D'ailleurs, La Fontaine ne manifeste pas autre chose lorsqu'il écrit dans la préface de son Livre I On ne considère en France que ce qui plaît c’est la grande règle, et, pour ainsi dire, la seule. » Néanmoins, les débuts d'ouvrage ne servent pas que les dédicaces aux hauts personnages. Ils précisent également l'enjeu et l'inspiration de l'auteur. Dès le premier livre, le principal modèle est ainsi explicité dans le court poème A Monseigneur Le Dauphin » Je chante les héros dont Ésope est le père ». Esope est un écrivain grec ayant vécu entre le VIIème et le VIème av. J-C. Il passe pour être l'inventeur de la fable et, de fait, La Fontaine reprend nombre de ses productions, comme Le Loup et l'Agneau » ou La Tortue et le Lièvre ». Les fables comportent toujours une morale qui donne à réfléchir à un sujet important de la société ! En invoquant son nom, La Fontaine se place d'emblée sous l'autorité d'un auteur antique. Il manifeste par là sa volonté de s'inscrire dans une tradition et revendique lui-même une parenté, pour être intégré à la caste des grands auteurs. Car l'apologue, qui est un court récit se terminant par une morale, descend d'une longue tradition littéraire, sans limite géographique. La Fontaine se fait ainsi à la fois le porte-parole et le continuateur d'un genre à succès. Le Moyen-Age est à l'origine de la fable Le Corbeau et le Renard », qui apparaît dans Le roman de Renart ; les traditions indiennes et arabes lui ont inspiré Les Animaux malades de la peste » ou Les poissons et le Cormoran ». Néanmoins, La Fontaine donne au genre une véritable poétique ; il lui donne une nouvelle forme, en tant qu'il s'inscrit dans la modernité de son époque, et vise à renouveler des histoires universelles. Vous pouvez approfondir vos connaissances grâce au soutien scolaire en ligne. Une poétique de la fable Mais il y a aussi un aspect plaisant de la fable qui lui est propre, c’est-à-dire qui dépend de sa composition c’est la poétique de la fable. Il faut plaire, et cela passe aussi par la forme. La fable réclame la concision, et une dynamique de lecture efficace. Dans la fable La Laitière et le pot au lait », par exemple, nous avons dans les trois premiers vers toute l’essence de la fable qui va suivre Perrette sur sa tête ayant un Pot au lait Bien posé sur un coussinet, Prétendait arriver sans encombre à la ville. » Il y a d'abord la présentation du personnage, Perrette », prénom hypocoristique qui exprime une intention affectueuse, grâce au suffixe -ette », qui déjà nous présente un personnage pour qui nous avons de la sympathie ; il y a ensuite le Pot au lait », objet qui permet le rêve tout ce qu’elle pourra acheter en le revendant ; et la situation critique, avec prétendait arriver sans encombre à la ville » toute la fragilité de la démarche tient dans ce verbe prétendait » qui laisse deviner au lecteur attentif le drame qui va se jouer… Nous sommes dans une forme versifiée, qui est donc une forme poétique. La versification a un rôle essentiel dans le récit. Ce qui caractérise la versification des fables est l’hétérométrie les vers ont des longueurs différentes qui viennent toujours épouser le sens ou l’impression qu’ils doivent dégager. Le fond et la forme se rejoignent. Ainsi, on trouve des vers courts pour l’action, vers longs pour les sentiments le lyrisme c’est le cas, par exemple, dans la fable Les deux pigeons » l’aventure du voyage est rythmée par des vers courts et nerveux La Volatile malheureuse, Qui, maudissant sa curiosité, Traînant l’aile et tirant le pié, Demi-morte et demi-boiteuse, Droit au logis s’en retourna Que bien, que mal elle arriva Sans autre aventure fâcheuse. » La deuxième partie du poème, très lyrique, présente plutôt des vers longs, et un rythme ample Hélas! Quand reviendront de semblables moments? Faut-il que tant d’objets si doux et si charmants Me laissent vivre au gré de mon âme inquiète? Ah! si mon cœur osait encor se renflammer ! » La Fontaine utilise tous les moyens et tous les procédés du poème pour agrémenter ses moralités. L’art de La Fontaine consiste à donner l’impression d’une fluidité et d’une facilité, c’est-à-dire d’une légèreté qui est synonyme de plaisir pour le lecteur. Ailleurs dans la préface du livre 1, La Fontaine précise même le rôle de ses fables, et l’utilisation d’animaux Tout parle en mon ouvrage, et même les poissons Ce qu’ils disent s’adresse à tous tant que nous sommes ; Je me sers d’animaux pour instruire les hommes. » Plaire » pour instruire », à travers les animaux », l’humour même les poissons »…, voire l’ironie. Un bestiaire symbolique Il y a une caractéristique essentielle à cet aspect plaisant de la fable, c’est son aspect merveilleux. Le merveilleux » s’inscrit dans la tradition médiévale et chrétienne c’est ce qui surpasse la réalité et donne un sens supérieur aux choses. Dans Les Fables, le merveilleux est surtout présent à travers les animaux. C’est l’ensemble des animaux, ce qu’on appelle le bestiaire, qui donne au livre cet aspect fascinant qui est encore aujourd’hui très efficace. Le choix des animaux n’a jamais rien de gratuit ou d’aléatoire, et il faut, quand on aborde une fable, comprendre toute la portée symbolique, parfois complexe des bêtes utilisées. Même si, bien souvent, la symbolique nous semble évidente notamment parce que La Fontaine est devenu très connu et que c’est par lui justement que la représentation symbolique des animaux est entrée dans les mœurs comme pour le lion, qui symbolise la puissance, la royauté, le pouvoir ; le renard, la ruse, la duperie, l’intelligence malicieuse ; le loup », la violence et la cruauté ; l’ âne », le travailleur, l’honnêteté, mais aussi la bêtise. Car certains animaux ont une symbolique plus complexe qui invite à une lecture plus fine. Comme, par exemple, dans Les obsèques de la Lionne », où le Cerf est à la fois le serf », c’est-à-dire l’esclave du roi, mais aussi le symbole du Christ un cerf apparaît par exemple à Saint-Eustache, c’est-à-dire du martyre, et de la rédemption. En fait, la symbolique est toujours un peu plus complexe qu’il n’y paraît, autant que le sens particulier d’une fable peut l’être c’est cela aussi le plaisir, chercher le vrai propos de ce qui est enseigné ». Transition Plaire » ne signifie pas seulement répondre à l’attente des lecteurs il s’agit de s’inscrire dans une tradition ancestrale et de savoir manier les techniques poétiques. C’est aussi cela qui donne plus de crédit aux leçons morales », qui permet aussi de leur donner plus de force. Et qui finissent par instruire Les fonctions de la Fable Placere et docere », plaire et instruire », plaire en instruisant » peut-on lire dans la première fable des Fables, voilà les deux principales fonctions de l’art de l’apologue, qui sont en fait inséparables. La Fontaine revient à plusieurs reprises sur ce rôle des fables. Souvent, comme nous l’avons déjà souligné, dans les fables dédicacées à des personnages importants les premières fables de chaque livre, mais aussi au fil des fables elles-mêmes, comme par exemple, dans celle intitulée justement Les Fonctions de la fable ». À la fois critique de l’inertie des auditeurs, critique de leur propension à préférer s’amuser plutôt qu’à envisager sérieusement le danger qui les guette l’invasion macédonienne de la Grèce, comme elle a eu effectivement lieu, mais aussi éloge de l’efficacité, voire de la nécessité de l’apologue sans plaire, il est impossible d’instruire sans la fable, il est impossible d’attirer l’attention c’est la captatio benevolentiae antique. La Fontaine l'affirme lui-même, dans la fable Le Pâtre et le Lion » Une morale nue apporte de l'ennui Le conte fait passer le précepte avec lui. » Et, en parallèle conter pour conter me semble peu d’affaire ». D’un côté nous avons l’affirmation que la morale seule est rébarbative, inefficace, inutile ; de l’autre, nous avons la dénonciation du divertissement gratuit. L’art de La Fontaine, c’est allier l’utile à l’agréable. La morale et les moralités Évidemment, la moralité la formule concise qui vient résumer le propos moral de la fable semble être une des caractéristiques principales de la fable. Une fable est une histoire plus une moralité qui vient en éclaircir le sens. Pourtant, dans les faits, l’affaire est plus compliquée. Nous relevons en effet différents cas de figure, que l’on peut regrouper en deux catégories. D’abord, la morale peut être explicite, c’est le cas le plus fréquent peut-être, et celui qu’on attend naturellement. La morale est alors énoncée clairement, soit en fin de fable, soit en début, parfois au milieu. Ainsi Il se faut entr’aider, c’est la loi de nature », VIII, 17 ; En toute chose il faut considérer la fin », III, 5 ; Ils demandèrent la sagesse / C’est un trésor qui n’embarrasse point », VII, 6, etc. Ces formules explicites sont devenues parfois proverbiales Adieu veau, vache, cochon, couvée ! » dans La Laitière et le Pot au lait ». Les Fables de La Fontaine / dessins originaux de Grandville 1837-1838 On en trouve aussi parfois plusieurs dans la même fable comme dans Les deux pigeons » L’absence est le plus grand des maux », Soyez-vous l’un à l’autre un monde toujours beau, / Toujours divers, toujours nouveau ; / Tenez-vous lieu de tout, comptez pour rien le reste. », ou encore sur l’enfance cet âge est sans pitié ». Mais la morale peut être aussi implicite, c’est-à-dire qu’elle n’est pas clairement énoncée, et que c’est au lecteur de la formuler. Nous pouvons prendre comme exemple la fable Le Chêne et le Roseau », où La Fontaine ne prend pas la peine de préciser le sens de son récit qui pourrait être La loi du plus fort n’est pas toujours la meilleure ». La Cigale et la Fourmi », fable très connue, ne présente pas non plus de morale claire. C’est aussi parce que le rôle de la fable est didactique le lecteur doit faire l’effort de chercher, de comprendre, d’interpréter c’est ce qu’on appelle un travail d’herméneutique. En général, cependant, un idéal de simplicité et de modestie se dégage de ces axiomes, de ces morales, comme dans Le Savetier et le Financier » ou dans Les deux pigeons » où l'un des deux pigeons quitte sa moitié » son ami pour aller à l’aventure où il n’essuie que des déconvenues avant de rentrer chez lui. La morale – implicite – étant qu’il faut mieux rester là où on se sent bien plutôt que de courir à l’aventure. Il critique aussi l’hypocrisie, le pouvoir excessif et injuste dans la grande tradition des moralistes antiques. Il y a donc parfois une portée politique de la fable, comme dans Les Obsèques de la Lionne » Amusez les Rois par des songes, Flattez-les, payez-les d’agréables mensonges, Quelque indignation dont leur cœur soit rempli, Ils goberont l’appât ; vous serez leur ami. » Cette morale acerbe est évidemment pleine d’ironie. La Fontaine est loin ici d’être le conteur pour enfants qu’on voudrait qu’il soit. La Fontaine renoue avec la sagesse antique », et plus précisément la philosophie épicurienne il faut savoir profiter de la vie, oui, mais sans chercher à obtenir ce qu’on ne peut pas avoir, sans chercher à avoir trop. En fait, nous dit La Fontaine tout au long des fables, c’est que profiter de la vie, c’est profiter de ce qu’on a. Un moraliste très peu moralisateur Ainsi, il ne faut pas croire que la morale des fables est toujours celle qu’on croit. Il faut se rappeler que La Fontaine est un libre penseur » ce qu’on appelle à l’époque un libertin » même s’il se protège la condamnation royale ou religieuse peut être sévère, il est plus subversif qu’on veut bien le croire. C Comme nous l’avons vu avec Les Obsèques de la Lionne », il se permet de critiquer le pouvoir absolu et l’hypocrisie des courtisans des gens de la cour. La même ironie est également présente dans une morale comme Il n’est pas toujours bon d’avoir un haut Emploi » I, 4. Louis XIV and His Family, Nicolas de Largillierre, 1710 Mais il faut aussi relire les fables sous un œil neuf la morale qu’on veut nous enseigner n’est peut-être pas celle que La Fontaine voulait faire passer tout dépend de l’interprétation de la charge ironique de certaines fables. Prenons un exemple célèbre La Cigale et la Fourmi ». Quel est le sens de cette fable ? Beaucoup s’accorderaient à dire que La Fontaine critique l’oisiveté, et engage au travail. Pourtant, plusieurs éléments viennent contredire cette version. D’abord, parce que la morale est implicite et qu’il faut toujours se méfier des morales implicites c’est un appel clair à l’interprétation du lecteur. C’est un moyen pour La Fontaine de se protéger des censeurs. Ensuite, par la symbolique des animaux la cigale chante, elle est un animal du soleil du sud, elle est sympathique, elle respire la joie de vivre et le bonheur ; au contraire, la fourmi est un animal vil elle est petite, méprisable, et elle ne fait que suivre ses congénères. Nous serions davantage enclin à préférer la cigale à la fourmi… Enfin, la fourmi, dans la fable, apparaît comme avare et méchante elle se moque de la cigale, elle est pleine de ressentiment, elle est jalouse de la liberté de la cigale, et ne trouve son plaisir qu’au moment où celle-ci est en difficulté. Ce que critique La Fontaine est davantage l’avarice et la méchanceté que l’oisiveté qui, de plus, est une valeur positive dans l’Antiquité, puisque le travail est le fait des esclaves. La Fontaine, qui a écrit des contes érotiques, n’est peut-être pas le moralisateur qu’on voudrait bien croire… Être moraliste », c’est cerner les défauts des gens, non pas leur inculquer une morale. Conclusion Les Fables sont l’œuvre d’une vie. La Fontaine y déploie toute la fantaisie, toute la créativité, tout le talent dont il est capable. Il y montre son expérience, son savoir, mais aussi sa faculté à cerner les défauts des gens et de son époque. Loin de la littérature de divertissement, c’est une œuvre de sagesse, presque philosophique, que nous offre La Fontaine, et il faut la lire de cette manière-là. Placere et docere », comme le suggérait déjà le philosophe Lucrèce, élève du matérialiste antique Épicure. C’est cette générosité, cette richesse de l’œuvre qui demeure et qui fascine toujours. Mais il serait dommage de s’arrêter à La Fontaine. Beaucoup d’autres auteurs ont écrit des fables, certains en écrivent encore, et il est non seulement intéressant de les comparer, mais aussi, simplement, de lire ce qu’ils ont à nous dire Jean-Pierre Claris de Florian, Antoine Houdar de la Motte, Antoine Furetière ou encore Charles Perrault.
LesFables de la Fontaine et leurs morales sont-elles devenues désuètes pour le lecteur moderne ? Dissertation 4 page (s) Les hallucinations (TPE Français-SVT) TPE 7 page (s) Les archétypes : billevesée ou réalité psychique ? Devoir 3 page (s) Les gilets jaune Revue de presse 6 page (s)

PREMIER SUJETLES GRANDES LIGNES DU PLANPLAN DÉTAILLÉDEUXIÈME SUJETLES GRANDES LIGNES DU PLANPLAN DÉTAILLÉTROISIÈME SUJETSUJETS COMPLÉMENTAIRES PREMIER SUJET Sujet 1 Vous semble-t-il que La Fontaine ait observé de très près les mœurs des animaux ? La vérité est-elle chez lui scientifique ou poétique ? Dijon LES GRANDES LIGNES DU PLAN Deux points essentiels nous sont suggérés I. Vérité scientifique. — II. Vérité poétique. — Ce que nous savons du tempérament de La Fontaine nous incline à penser qu’il a sacrifié la première à la seconde. La manière dont le sujet est posé nous invite d’ailleurs à chercher dans ce sens la solution. Une seule difficulté d’interprétation dans quel sens faut-il prendre le mot poétique » ? Il s’oppose ici à scientifique ». Il s’agit donc de trouver les éléments d’une peinture artistique dans cette représentation des animaux que nous offre La Fontaine. LECTURES — Fables, essentiellement livres I, VII, VIII. Vous vous reporterez en particulier aux fables qui mettent en scène d’une manière pittoresque et vivante le chat, le renard, le héron, la tortue… , en notant les vers qui vous paraîtront à ce titre les plus heureux ; et pour chaque personnage, vous vous appliquerez à dégager d’un mot le mérite de la peinture. — En ce qui concerne la vérité scientifique, relevez entre autres les bévues que contient la fable 1 du livre III. PLAN DÉTAILLÉ Introduction Les animaux occupent dans les fables une place de premier plan. La Fontaine, sans doute, ne se soucie guère de nous offrir d’eux une image scrupuleusement conforme à la vérité scientifique. Mais il s’attache avec bonheur à les camper d’une manière frappante, vivante, suggestive. Ce fabuliste est un peintre animalier. I. Sa peinture n’est pas conforme à la vérité scientifique Sans doute La Fontaine ne possède pas la science approfondie d’un naturaliste et l’on relève dans les fables un bon nombre d’erreurs. Passons sur certaines bévues qui pourraient n’être à tout prendre que des impropriétés de termes et ne lui faisons pas un grief excessif d’avoir appelé le gîte du lièvre, une tanière, ou de nous parler du serpent comme d’un insecte ». Des confusions plus graves portent sur le genre de vie des animaux qu’il met en scène. Il oublie que l’ours est friand de fruits et de légumes, n’hésite pas dans Le Loup et l’Agneau à montrer un agneau de lait se désaltérant dans le courant d’une onde pure ». Il nous fait assister à un entretien entre la cigale et la fourmi, au seuil de l’hiver or en cette saison les cigales sont mortes depuis longtemps, puisque la durée de leur existence n’excède pas quelques semaines, et les fourmis sont plongées dans un sommeil qui va durer plusieurs mois. Quant aux mouches et aux vermisseaux, ils ne sauraient en aucune façon servir de nourriture à la cigale qui s’alimente exclusivement de la sève des arbres. Enfin, on ne conçoit pas que le corbeau et le renard, qui sont tous deux carnivores, se disputent la possession d’un fromage. Dans tous ces cas l’intrigue de la fable repose sur une erreur. II. Sa peinture est celle d’un artiste En dépit de ces confusions, la peinture des animaux dans les fables nous donne une impression de vérité, plus saisissante que celle que nous offre par exemple un naturaliste comme Buffon. C’est que cette peinture est frappante. En quelques traits bien choisis le fabuliste dessine une silhouette. En deux vers il campe prestement le héron avec son aspect décharné, disgracieux, son absence d’harmonie dans les proportions, son cou et ses membres interminables, son bec qui n’en finit pas. Il fait mieux il sait isoler et mettre en valeur le détail qui suggère l’originalité d’une physionomie voyez la belette et son long corsage ». En outre sa peinture est vivante. Il nous montre ces animaux en action, avec leur allure, leur démarche particulière Il laisse la tortueAller son train de part, elle s’évertue,Elle se hâte avec lenteur. Cette peinture est variée de chaque espèce elle nous offre plusieurs échantillons dont chacun garde son individualité. On ne peut confondre ce rat, hôte d’un champ, rat de peu de cervelle, avec cet autre vieux rat, rongeur de livres, non plus qu’avec l’hypocrite héros du Rat qui s’est retiré du monde. De même Rodilard, l’Alexandre des chats, n’est pas plus le sosie de ce Raminagrobis, bien fourré, gros et gras », qui règle à sa manière le différend de Jean Lapin et de la belette, que de son autre congénère si sympathique à première vue à certain souriceau étourdi Marqueté, longue queue, une humble contenance,Un modeste regard et pourtant l’œil luisant. Enfin et surtout cette peinture individuelle est suggestive ; sous la diversité des apparences, elle révèle la diversité des individualités morales. La Fontaine sait à merveille nous faire pressentir les correspondances secrètes entre les traits physiques qu’il met en valeur et les traits de caractères le nez pointu », le long corsage de dame Belette trahissent autant que ses propos son insolence altière, et si le jeune souriceau avait eu tant soit peu de perspicacité à défaut d’expérience, il se serait défié du chat, de son allure pateline et de la lueur inquiétante que la modestie du regard ne parvient pas à éteindre dans ses yeux. Sous les jeux de physionomie et les attitudes, le peintre de talent révèle les états d’âme. Conclusion Les fables de La Fontaine ne sont donc pas l’œuvre d’un naturaliste. Au reste, l’exactitude scientifique ne s’accordait guère ni avec la tradition du genre, ni avec le tempérament de l’auteur. Mais ce fabuliste est un artiste à l’aide de quelques traits judicieusement choisis, il sait à merveille faire revivre devant nous les animaux dont il peuple les fables sa peinture est variée, colorée, suggestive, plus rappante de vérité et de naturel que la réalité même. REMARQUE Ce sujet vous offre l’occasion de parfaire votre culture sur un point essentiel. Quels sont les caractères d’une œuvre d’art ? La seconde partie du développement ci-dessus vous les indique pour l’essentiel. Vous pouvez également en dégager les rapports de l’œuvre d’art avec la réalité qu’elle représente. Elle n’est pas une copie, mais une interprétation du réel c’est-à-dire qu’elle ne reproduit pas servilement et minutieusement tous les détails du modèle, mais retient seulement les traits significatifs. Volontiers elle accuse l’un de ces traits et lui subordonne les autres pour dégager l’unité et l’originalité de ce modèle. Le talent consiste à choisir à bon escient ce trait essentiel, et Taine raille quelque part les peintres qui ne s’avisent pas, par exemple, que ce qui donne à une tête de lion son véritable caractère, c’est la mâchoire. Le débutant trop souvent s’imagine que la crinière est le point essentiel, et son lion, comme disent les rapins, ressemble à une descente de lit. DEUXIÈME SUJET Sujet 2 Pourquoi dit-on le bon La Fontaine » ? Ce que vous savez de sa vie et de ses fables justifie-t-il cette appellation ? Rennes LES GRANDES LIGNES DU PLAN La seule difficulté du sujet vient du sens que l’on doit donner au mot bon ». On peut le prendre dans le sens le plus étroit et parler de la bonté » de La Fontaine. On peut aussi le prendre dans un sens élargi et parler de la bonhomie de La Fontaine. La formule prise dans son ensemble nous suggère cette dernière interprétation. On peut en effet dire le bon La Fontaine » comme on dit le bon vieillard » pour qualifier moins la bonté proprement dite qu’une certaine indulgence souriante, qui est le propre de la bonhomie. Ces deux interprétations nous suggèrent deux grandes parties I. La Fontaine n’est pas bon. — II. Il est est bonhomme. — Ce qui revient à une forme de plan dont nous avons déjà parlé quand il s’agissait de discuter une opinion I. Part de faux il n’est pas bon. — II. Part de vrai il est bon dans un certain sens. Les sous-parties sont indiquées dans les termes du sujet 1. Il n’est pas bon, a dans sa vie, b dans ses fables ; —2. Il est bonhomme, a dans sa vie, b dans ses fables. LECTURES — Les fables vous sont familières. Le mieux est d’utiliser à votre démonstration celles que vous connaissez bien et que vous aimez. Ce ne sont pas nécessairement celles qui sont citées dans tous les morceaux choisis ». Un choix heureux d’exemples personnels prouvera que vous avez lu et compris les fables. — Pour la vie du poète, vous lirez avec agrément et fruit l’excellente étude de Taine, La Fontaine et ses Fables. PLAN DÉTAILLÉ Introduction Il est d’usage, quand on parle de l’auteur des Fables, de dire le bon La Fontaine ». Encore faut-il se mettre d’accord sur le sens qu’il convient de donner à cette appellation. Au sens strict du mot, on ne saurait parler de bonté à propos de La Fontaine sa vie nous le montre en mainte occasion comme un égoïste, et ses fables offrent une morale sèche et dure. Mais, si la bonté n’est pas son fait, l’indulgence souriante paraît bien être sa qualité première. En ce sens élargi, on peut parler du bon La Fontaine » — que d’autres se sont plu, à juste titre, a appeler le bonhomme ». I. La Fontaine n’est pas bon Si l’on prend le mot dans son sens le plus étroit, il est évident qu’on ne peut parler de bonté à propos de La Fontaine. Sa vie, en mainte circonstance, nous le révèle comme un égoïste. Sans doute eut-il au moins le culte de l’amitié. Et Maucroix, son familier de toujours, nous a laissé sur la confiante intimité qui les unit tous les deux un émouvant témoignage. Lors du procès de Fouquet, il montra aussi, en prenant courageusement la défense de son bienfaiteur, qu’il savait être l’ami des mauvais jours. Mais les circonstances quotidiennes de la vie le montrent plus soucieux de se ménager une oisiveté douillette que de faire face dignement à ses devoirs de chef de famille. Très vite il délaisse sa femme et bientôt il s’en sépare. Il se préoccupe si peu de son fils que, s’il faut en croire une anecdote, quand il le rencontre, il ne le reconnaît pas. Cette bonté ne se révèle pas davantage dans ses œuvres ; la morale de ses fables est étroite et dure. L’image qu’il donne de la vie, des relations de l’homme avec ses semblables en témoigne assez éloquemment. Chacun ne vit que pour soi et refuse à son voisin dans la détresse le moindre petit secours. Voyez la conduite de la fourmi à l’égard de la cigale. Dans une situation critique, on assure son propre salut même quand ce salut a pour conséquence le malheur d’autrui. Pour sortir du puits, le renard y fait descendre à sa place et y abandonne le loup. Un personnage important peut se permettre impunément toutes les indélicatesses, voire tous les crimes. Il trouvera toujours à point nommé un comparse qui payera à sa place. Tel est le sort de l’âne dans Les Animaux malades de la peste. On voit assez quelles règles de vie impitoyables impose un pareil état de fait. Il faut cultiver la ruse ou faire usage de la force et rendre coup pour coup dans cette bataille pour l’existence. Lorsque le loup complote devant le lion la perte de son camarade » le renard, celui-ci n’a de cesse qu’il n’ait pris sa revanche en faisant écorcher vif son adversaire. Et La Fontaine narre les exploits de son dangereux et séduisant héros avec une complaisante sympathie. II. La bonhomie de La Fontaine Ainsi, ni la vie de La Fontaine ni ses fables ne reflètent chez lui la bonté. Du moins cet égoïsme est-il tempéré par une bonhomie un peu naïve. Dans des lettres adressées à sa femme, il évoque sur un ton d’aimable enjouement certaines rêveries amoureuses dont il eût été décent de lui épargner la confidence. A Monsieur d’Hervart qui venait l’inviter s’installer chez lui, après la mort de Madame de la Sablière, il répond avec une candeur charmante J’y allais. » Le véritable égoïsme n’est pas à ce point inconscient. La même bonhomie souriante se retrouve dans ses fables. Sans doute a-t-il parfois la dent dure pour les femmes et pour les enfants, cet âge sans pitié », mais ses railleries d’ordinaire sont assez innocentes et s’accompagnent d’une telle bonne humeur ! S’il se moque de Perrette et de ses châteaux en Espagne », c’est en fin de compte pour s’identifier à elle dans les derniers vers et faire un retour sur l’inanité de ses propres rêves. Ailleurs, il nous montre avec humour ce curé qui conduit son mort » au cimetière et qui accomplit sa tâche sans mélancolie, avec une conscience un peu routinière. Mais si brave homme, au demeurant, que La Fontaine ne lui mesure pas sa sympathie souriante. Dans le détail de la forme transparait aussi cette bonhomie, par l’outrance amusante des épithètes ce saint homme de chat, bien fourré, gros et gras », par l’aimable fantaisie qui utilise à dessein, dans une histoire de bêtes, des termes qui conviendraient à des êtres humains La femme du lion mourut », par la variété du ton et des mètres qui passe, pour amuser le lecteur, de la majesté épique à la familiarité du conte, à de prestes confidences présentées sous l’aspect de boutades. Conclusion Sans doute est-il difficile de faire entrer pleinement, sous la simplicité d’une épithète, la complexité d’un talent et d’un caractère. Le tendre Racine » et le grand Corneille » ont pu être appelés avec autant de vraisemblance le féroce Racine » et le bonhomme Corneille ». Du moins, quand on parle du bon La Fontaine », on évoque cette grâce souriante, indulgente, un peu désabusée, qui fait l’originalité essentielle et le charme profond de l’auteur des Fables. REMARQUES Discutons le plan. On aurait pu faire entrer les mêmes éléments sous une perspective un peu différente a La vie absence de bonté ; bonhomie. — b L’œuvre absence de bonté ; bonhomie. Pensez-vous que ce plan aurait été aussi approprié ? L’importance respective des différents points n’est-elle pas, dans une large mesure, dépendante de la façon dont est posée la question ? Songez par exemple à un sujet qui serait présenté en ces termes Les fables de La Fontaine nous révèlent, aussi clairement que les circonstances de sa vie, le vrai visage du poète et ses traits de caractère essentiels. » Il conviendrait ici de suivre le plan suivant a Sa vie les traits qu’elle révèle ; entre autres, absence de bonté ; bonhomie, — b Ses fables les mêmes traits s’y retrouvent ; entre autres absence de bonté ; bonhomie. En d’autres termes, puisque le sujet établit un parallèle entre la vie et l’Œuvre, votre plan adopte une disposition symétrique où se retrouve ce parallèle. Donc, même quand un sujet a trait à un problème qui vous est familier, ne vous hâtez pas de servir » un plan tout fait. Adaptez le plan à la question posée dans les grandes lignes, dans les transitions et même dans le détail. TROISIÈME SUJET Sujet 3 La Fontaine, poète dramatique. Rennes, Paris Ce sujet est traité dans cet article LA FONTAINE, POÈTE DRAMATIQUE. SUJETS COMPLÉMENTAIRES Sujet 4 La Fontaine, peintre de la nature et des animaux. Caen, Dijon Deux parties entre lesquelles il convient de trouver un lien pour faire l’unité du sujet. Donc Introduction sur le sens du pittoresque chez La Fontaine. I. La Fontaine, peintre des animaux cf. Développement du premier sujet, IIe partie, en haut de l’article. Transition ces peintures d’animaux se détachent sur une toile de fond. II. La Fontaine, peintre de la nature a peinture gracieuse cf. Le Héron ; la nature à l’aurore dans Le Chat, la Belette et le petit Lapin ; b peinture variée ; c peinture suggestive quelques détails riches d’évocation, cf. livre IV, fable 22, début. Conclusion la nature et les animaux sont étroitement liés dans cette peinture puisque les détails pittoresques sont souvent inséparables de l’action et du comportement des animaux au sein de cette action. Si l’onde n’était pas transparente, que deviendrait l’intrigue du Héron ? Sujet 5 La Fontaine n’a guère fait que mettre en œuvre des sujets déjà traités. En quoi est-il original ? Paris Puisque cette originalité consiste en la mise en œuvre, il faut suivre de près cette mise en œuvre en comparant avec le modèle. D’où la nécessité de choisir une fable en particulier, ou, à la rigueur, deux ou trois fables. Nous vous conseillons Le Coche et la Mouche. Vous étudierez successivement I. La composition, importance des différentes parties chez La Fontaine et son modèle chez La Fontaine un récit développé pour lui dans ses différentes phases ; chez son modèle, illustration pure et simple d’une morale. II. Le pittoresque a dans le décor ; b dans la peinture des personnages. III. L’intérêt psychologique peinture en action de caractères complexes. IV. L’intérêt dramatique l’art de nous tenir en haleine à travers les péripéties. V. Le style classique approprié à chaque caractère. VI. Poésie et fantaisie. Sujet 6 Vous commenterez ce jugement La Fontaine, sous les apparences anodines des animaux qui peuplent ses fables, a fait la peinture satirique de la société de son temps. » Vous étudierez successivement les classes sociales le Roi, les nobles… , en prenant, soin de montrer à chaque fois que cette peinture est d’époque », c’est-à-dire qu’elle critique des travers particuliers à son temps. Vous lirez avec fruit sur cette question l’excellente étude de Taine, La Fontaine et ses Fables, qui fait des rapprochements intéressants, notamment avec une page de Saint-Simon. En Conclusion, rappeler la portée générale et humaine qu’en vrai classique La Fontaine donne à sa peinture psychologique. Sujet 7 Ne s’abuse-t-on pas sur La Fontaine quand on nous le présente comme un rêveur et un paresseux ? Ses fables ne révèlent-elles pas un homme qui sait observer la réalité et un poète qui a le souci de son art ? I. Observation du réel a la nature ; b les animaux. — Cf. sujet en haut de l’article. II. L’art de La Fontaine, essentiellement le travail fructueux de la forme a choix des mots ; b le style ; c la versification.

Dissertationsur les fables de la Fontaine. Par metalleuxxx dans le forum [ARCHIVE] Philosophie Réponses: 2 Réponses: 1 Dernier message: 16/01/2005, 12h58. une dissert sur les fables de La Fontaine Par Kay dans le forum [ARCHIVE] Philosophie Réponses: 1 Dernier message: 27/10/2004, 14h48. Fuseau horaire GMT +1. Il est
Texte intégral 1La présente étude se propose de dégager les principaux domaines qui ont fait l’objet d’une série d’études littéraires permettant une connaissance plus approfondie et plus nuancée de l’œuvre de La Fontaine. On ne retiendra que les Fables qui constituent d’ailleurs le point focal du domaine même si Adonis, Le Songe de Vaux, La Relation d’un voyage en Limousin, les Contes et Psyché retiennent de plus en plus l’attention des critiques. Ces études éclairent d’ailleurs indirectement la lecture des Fables qui reflètent comme un prisme la diversité de l’œuvre lafontainienne. 2L’état des lieux des études théoriques concernant les Fables ne remontera guère au-delà des années quatre-vingt, c’est-à-dire qu’il couvrira environ deux décennies. Tous les travaux auxquels on fera référence s’appuient évidemment sur ceux de la période précédente Georges Couton, Pierre Clarac, Renée Köhn, entre autres, ne sont pas sans continuer d’influencer les lafontainiens d’aujourd’hui. 1 La Bruyère, Les Caractères, Des ouvrages de l’esprit », 1 I, éd. R. Garapon », class. Garnier, ... 2 Épilogue des six premiers livres. 3 Préface des Fables. 4 Contre ceux qui ont le goût difficile, II,1. 3Certes, Tout est dit, et l’on vient trop tard...1 et il convient d’éviter [...] d’épuiser une matière pour n’en [...] prendre que la fleur2. Tout cela semble convenir parfaitement au sujet. Tout en effet est dit sur la vie et l’œuvre du fabuliste mais il semble loisible de considérer que nombre des fables de La Fontaine étant sues de tout le monde, je ne ferais rien si je ne les rendais nouvelles par quelques traits qui en relevassent le goût3. Il est toujours tentant mais aventureux de parler de La Fontaine. De l’Eloge de Chamfort aux tout derniers essais de Patrick Dandrey, en passant par Taine, Clarac, Giraudoux, Valéry, la critique lafontainienne est d’une haute tenue que ne désavouerait pas le détracteur des censeurs au goût difficile4. Au total, une réflexion poussée, abondante, subtile et trois fois centenaire met au défi qui chercherait absolument à faire du neuf sur un auteur si inlassablement mis en lumière par les critiques, les érudits et les poètes. 5 Voir Le Juge-Arbitre, l’Hospitalier et le Solitaire et le prologue A Madame de Montespan. 6 P. Malandain, La Fable et l’intertexte, Paris, Temps actuels, coll. Entaille/s », 1981, p. 31. 4La soif d’immortalité du poète est étanchée au-delà de toutes ses espérances5. Le texte lafontainien est à la fois l’un des plus truffés d’avant-texte qui soient mais aussi l'avant-texte le plus fréquent et le plus copieux de toute la littérature6. 5Pour des générations d’enfants du XIXe et du XXe jusque vers 1970, les Fables constituaient à la fois le passage obligé à la littérature française dont la littérature classique formait en quelque sorte le noyau dur et les bases solides d’un univers moral peuplé de créatures inattendues, de mots rares, de tournures insolites où le réel et l’imaginaire se mêlent curieusement. La leçon de morale qui se dégageait de ces fables – une trentaine tout au plus, choisies dans les premiers livres et toujours les mêmes – était des plus simples et presque toujours individuelle, moulée sur le caractère de protagonistes. Si les études critiques refusent toute didactisation de la fable lafontainienne, elles insistent néanmoins sur la fonction irremplaçable d’éducatrice du dialogue et de la liberté intérieure que les Fables n’ont cessé de remplir, quelle que soit la perspective d’étude envisagée et quel que soit le destinataire. 7 On n’abordera pas l’aspect proprement linguistique des Fables, d’ailleurs peu favorisé depuis une q ... 6Le clivage perdure aujourd’hui entre ceux qui n’entendent faire dialoguer un auteur qu’avec lui-même et ceux qui se proposent de saisir les rapports qu’un texte entretient avec les productions littéraires et artistiques. De cette summa divisio peut découler une étude organisée selon cinq axes. Le premier part de la traduction philologique de recherche des sources externes pour s’intéresser à la mouvance inter et intra-textuelle des sources internes. Ensuite on s’appuiera sur la tradition giralducienne du poète et de l’artiste pour rendre compte de la poétique de l’ironie, une des directions les plus fécondes de la recherche actuelle. Le troisième axe d’étude éclairera le La Fontaine penseur selon trois perspectives le moraliste, le politique, et le philosophe. Ensuite on tentera de dégager l’apport des études biographiques sur l’homme et l’œuvre avant de réfléchir à la réception des Fables à travers les interprétations, les réécritures et les illustrations. Se dégagera de cette synthèse des études littéraires sur les Fables à partir des années quatre-vingt7 une réflexion sur le didactisme en trompe-l’œil des Fables et le rôle du lecteur, autrement dit le pacte de lecture. Notes 1 La Bruyère, Les Caractères, Des ouvrages de l’esprit », 1 I, éd. R. Garapon », class. Garnier, p. 66. 2 Épilogue des six premiers livres. 3 Préface des Fables. 4 Contre ceux qui ont le goût difficile, II,1. 5 Voir Le Juge-Arbitre, l’Hospitalier et le Solitaire et le prologue A Madame de Montespan. 6 P. Malandain, La Fable et l’intertexte, Paris, Temps actuels, coll. Entaille/s », 1981, p. 31. 7 On n’abordera pas l’aspect proprement linguistique des Fables, d’ailleurs peu favorisé depuis une quinzaine d’années. Mais il convient d’évoquer l’étude d’Amulf Stefenelli, Die Lexicalische Archaïsmen in den Fabeln von La Fontaine, Passau, 1987. Le linguiste montre que la langue de La Fontaine est très riche, très variée et qu’elle touche à de nombreux registres. Cette publication numérique est issue d’un traitement automatique par reconnaissance optique de caractères. Lire Acheter
Photo: T. Guinhut. Jean de La Fontaine, auteur de Fables enfantines & politiques. « Je me sers d’animaux pour instruire les hommes ». C’est ainsi que La Fontaine, en sa dédicace « A Monseigneur le Dauphin », présentait dès 1668 ses Fables choisies et
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Mais d’emblée, il précise que son imitation n’est point un esclavage ». Il puise chez les modèles anciens la matière première de son œuvre mais apporte au récit et à la moralité des modifications qui rendent son original. Le fabuliste conserve au genre sa finalité traditionnelle d’efficacité pédagogique et didactique, affirmant Je me sers d’animaux pour instruire les et c’est là une transformation essentielle, il utilise au service de ses fables toutes les ressources de la départ récit plutôt sec, l’apologue est désormais paré de toutes les subtilités de la langue et de la prosodie françaises. Le but premier de La Fontaine est, en effet, de plaire toujours » pour mieux récit et la moralitéLa fable traditionnelle comprend deux parties que La Fontaine, dans la Préface » de son recueil, présente ainsi L’apologue est composé de deux parties, dont on peut appeler l’une le corps, l’autre l’âme. Le corps est la fable, l’âme la les combinaisons de ces parties sont très variées dans les Fables. L’ordre le plus fréquent place le récit au début et la morale à la fin. Cependant, la disposition inverse est très largement représentée. Il en est ainsi par exemple dans Le Loup et l’Agneau ».Parfois la morale est citée au début et reprise à la fin ; il arrive enfin que celle-ci soit implicite, exprimée d’une manière voilée par l’un des personnagesAlbum Les Fables de Jean de La Fontaine version intégrale, illustrées par Jean-Noël peut les classer selon qu’ils appartiennent au monde animal, humain, végétal ou mythologique. Le bestiaire » des Fables est particulièrement riche de modèles » représentant les travers et les vices des humains. En vertu d’un symbolisme animalier, en partie hérité de la tradition et réactivé par le génie de La Fontaine, ces héros », lion, renards, singes, rats, chiens, loups, etc., apparaissent tour à tour comme des bourreaux ou des victimes, reconstituant toute une société en miniature. Les humains », eux, appartiennent à des classes, des métiers et des âges divers savetier, financier, grand seigneur arrogant, astrologue ou maître d’école. Le personnage du Roi, directement nommé ou masqué par son double, le Lion, apparaît plus de trente fois dans les Fables, révélant ainsi l’intérêt de La Fontaine pour les problèmes politiques de son époque. Les végétaux » chêne, roseau, gland, etc., les objets » cierge, pot de fer ou pot au lait participent à l’action et, parfois, prennent la parole. Les personnages mythologiques » ont aussi une place de choix dans les Fables et rappellent que ce mot désigne également les récits et structure de la fableLa Fontaine définit son œuvre comme Une ample comédie à cent actes divers Et dont la scène est l’ fable peut donc être considérée comme un mini-drame, à la structure théâtrale fortement marquée le décor, campé en quelques vers ou en quelques mots, l’intrigue exposée rapidement et progressant suivant des actes » vers le dénouement, conformément à la psychologie des personnages. À titre d’exemple, la fable Les Animaux malades de la Peste » est structurée comme une pièce thèmesCertaines fables de La Fontaine visent directement la société du XVIIe siècle dont on trouve une image presque complète. Le Lion représente le Roi. Il jouit d’une autorité quasi divine et il aime étaler sa puissance dans de pompeuses cérémonies. La cour est présentée comme un pays de parasites ou règnent la servilité et l’hypocrisie. Le courtisan, par excellence, est le Renard qui flatte le Roi et prend toujours son Fables évoquent aussi la noblesse de province qui exploite sans vergogne les paysans. Les mœurs de la ville sont montrées à travers des personnages et des modes de vie hauts en couleur. La Fontaine est un des écrivains qui ont le plus puisé dans l’actualité et laisse des tableaux de mœurs représentatifs de leur ailleurs cet auteur s’est également illustré dans la fable philosophique. C’est à Ésope et à ses prédécesseurs qu’il a commencé par emprunter les préceptes étroits de la sagesse des peuples. Mais par la suite, n’écoutant que son tempérament, c’est sa propre sagesse qu’il exprime. Elle est toute d’équilibre et de modération dans les désirs. La Fontaine accepte les décrets de la Providence et cherche le bonheur dans la simplicité et le fables du Second recueil reflètent des préoccupations philosophiques, sans qu’on puisse pour autant, parler d’un système dogmatique. La Fontaine réfléchit sur la vie et sur les lois qui la régissent et médite surtout sur la de La FontaineLa transformation de l’apologue en poème ou en petit drame versifié se fait grâce aux nombreuses innovations que La Fontaine apporte à la langue et à la langueLe fabuliste utilise dans ses fables toutes les ressources de la langue au double niveau du lexique et du lexique La Fontaine puise dans tous les registres lexicaux langue populaire, vocabulaire technique et juridique. Il remet également à la mode certains termes archaïques, comme le mot noise » ou la formule vieillie J’ai souvenance ».Enfin, il arrive que le fabuliste crée des néologismes dans un but humoristique la cité des rats est appelée Ratopolis » et la race canine est élevée à la dignité de la gent chienne ».La diversité des styles La richesse lexicale sous-tend des styles très diversifiés, depuis le style réaliste, sans fioritures, en passant par l’éloquence oratoire, le style burlesque… et arrivant parfois au lyrisme. Le fabuliste pratique aussi la parodie du style épique dans une intention fables s’élèvent véritablement à la grandeur épique, comme dans le Paysan du Danube », ou à la grâce émouvante du lyrisme, comme dans Les Deux Amis » ou Les Deux Pigeons », La Fontaine fait entendre en sourdine à la fin de cette fable la musique de la nostalgie Ne sentirai-je plus de charme qui m’arrête ? Ai-je passe le temps d’aimer ?La prosodieLa Fontaine pratique largement une versification libérée des contraintes classiques. Il utilise une variété de mètres, l’alexandrin et l’octosyllabe aussi bien que les vers très courts, les faisant alterner dans la même fable. Cette liberté » donne aux fables une grande souplesse et permet de souligner les effets de surprise ou les pointes ». Dans Les Animaux malades de la Peste », le Lion escamote l’horreur de son crime », en rejetant dans un vers de trois syllabes le nom de sa victime, Le berger ».Le jeu des assonances et des allitérations contribue à la fluidité des vers et, par l’harmonie imitative, le fabuliste accorde une voix » au on s’est accordé à admirer sans réserve l’art de La Fontaine, en revanche, on lui a reproché de prôner une morale de la médiocrité », mise à la portée de l’homme moyen. Cependant, cette sagesse de bon ton nous rappelle que, s’il est vain de chercher à éradiquer le vice, on devrait du moins travailler à acquérir une conscience plus lucide. La mesure » et l’ équilibre » promettent des plaisirs délicats, éloignés de tout fabuliste enseigne aussi la liberté de l’esprit, le plus grand des bonheurs, sans qui les autres ne sont rien », comme il l’affirme lui-même. Credo que l’homme moderne pourrait faire littéraires Le roman La poésie Le théâtre 🔴 La fable Origines et évolution Jean de La Fontaine et la fable De la récitation des fables Autres genres littérairesArticles connexes Les genres littéraires. Biographie de Jean de La Fontaine. La fable origine et évolution. De la récitation de la fable pour les enfants. La langue et le style. Le style de livresRecherche sur le site LaFontaine Fables dissertation. Jean de La Fontaine est un poète officiel, il écrit les Fables (lecture des Fables en PDF) pour l’éducation du Dauphin, fils du roi de France.Ainsi, plus de 200 fables sont publiées en trois recueils. Le premier livre paraît en 1668 (livres 1 à 6), ensuite le deuxième recueil paraît en 1678 (livres 7 et 8).
Il est d’abord important de noter que La Fontaine a pris grand soin de ne pas réunir ses textes au hasard, puisque leur classement ne correspond pas aux dates de composition qu’on peut connaître. Il y a donc une volonté - qu’elle réponde à une stratégie de la déso­rientation ou à l’installation d’une problématique ou de plusieurs problématiques - il y a une volonté derrière ce faux désordre. En outre, il est clair que par moments, l’articulation des fables correspond nettement à la volonté d’instituer des micro-séquences thématiques, des suites les fables 9 à 14 du livre VII traitent de la for­tune, les fables 10 et 11 du livre VIII, de l’amitié, les fables 1, 3, 5, 7, 14, du livre X, de la souveraineté et de la tyrannie de l’homme sur les animaux, etc. Mais sur l’ensemble du recueil, que voit-on ? Livre VII Du fléau de la guerre ?, Les Animaux malades de la peste, à l’hymne à la paix, Un Animal dans la lune. Le livre VII est centré sur les questions de la paix et de la guerre et plus spécifiquement de la guerre de Hollande, moins glorieuse qu’on l’a souvent cru. La guerre ne retombant ni sur le roi ni sur les Grands, elle retombe sur l’âne, comme les impôts sur le peuple. La guerre ne modère pas l’égoïsme du clergé VII, 3. L’une des leçons est qu’on ne s’est pas accommodé entre nations et qu’on y a beaucoup perdu Le Héron et la Fille, VII, 4 en voulant trop gagner. La seconde morale est que le monde est happé par le trop » trop vouloir, trop conquérir... Ce qu’il faut rechercher c’est la médiocrité » et la sagesse Les Souhaits, VII, 5, et ce n’est pas à la Cour vrai charnier qu’on l’apprend la Cour sent la mort, on n’y peut ni blâmer, ni louer VII, 6. Il est alors proprement dangereux de méditer, parce qu’on devient vulnérable devant la force Les Vautours et les Pigeons, VII, 7 et que l’on devient proie. Ceux qui ne méditent pas, ceux qui s’agitent et font les impor­tuns Le Coche et la Mouche, VII, 8 en sont les parasites et accroissent les difficultés de l’État. Outre l’agitation des uns, la violence des autres, il y a aussi le rêve dérai­sonnable qui mène le monde et entraîne les guerres picrocholines ou autres et fait tout chuter VII, 9,10. Il ne faut donc pas courir après la fortune VII, 11. Il est trop facile de se faire gloire de ses succès et d’attri­buer à la Fortune ses propres revers personnels VII, 13, d’autant que le monde est parcouru d’opinions fausses sur lesquelles il est aisé de jouer VII, 14. Dans ce monde violent, il n’y a pas de médiateur possible, surtout lorsqu’il est émanation de l’État VII, 15, fût-il juge, et ce monde ne court que vers la division et la mort VII, 16. Devant ce tableau fort sombre des folies et des horreurs de la guerre et du pouvoir, la modéra­tion des hommes et des rois est-elle encore possible ? L’espoir résiderait-il dans la paix et la science, puisque l’Angleterre nous en donne l’exemple VII, 17 ? Reste la deuxième fable du livre VII, sorte de fabliau qu’on a bien du mal à relier à la démonstration, sauf à considérer qu’on reporte sur les affaires privées l’hor­reur des querelles publiques, mais c’est évidemment difficile et peu légitime. Livre VIII La mort et les jeux de langage sont les deux topiques du livre VIII. De la fable La Mort et le Mourant à celle titrée Le Loup et le Chasseur, la cruauté de la mort encadre une réflexion sur les charmes et les méfaits de la parole. Grâce au discours faux, on peut se tirer d’affaire et tuer les autres VIII, 3, Le Lion, le Loup et le Renard ; l’élo­quence de Démosthène est inopérante au point qu’il faut se fonder sur les récits et les contes pour séduire les hommes VIII, 4, Le Pouvoir des Fables, toute paro­le semble inutile, tout fatigue, les dieux en particulier en sont les premiers fatigués VIII, 5, tout est déformé VI11, 6, Les Femmes et le Secret et vain, bons mots pour les sots 8 ou hâbleries 9. Alors, mieux vaut se taire et rêver de pure amitié 11, sans illusion. La parole est utile lorsqu’elle inter­vient dans une société fondée sur son illusion 14 mais se heurte à la réalité 15. Il faudrait, face aux faux dis­cours 16, savoir s’entraider 17 et préférer la morale, l’apologue, à l’ignorance et au bavardage 18, 19, mais est-ce au moins possible ? Même Jupiter parle en vain 20 et l’on doit résister aux mots et aux conseils des autres 21 pour se sauver soi-même. Aucune confiance ne doit donc être faite aux apparences, le naturel est le naturel et le chat reste un chat, malgré son discours 22, 25, 26 le sage se méfie des entretiens frivoles. Le lan­gage tue, sauve aussi lorsqu’on le maîtrise dans une société fondée sur ses jeux et ses apparences, mais à condition qu’on ne le croie, à aucun moment, véritable. La communication vraie, fondée sur les vertus de l’amitié et de l’entraide, est bien loin, à l’horizon du texte, mais n’est-elle pas seulement une vue de l’esprit ? Le Savetier et le Financier, Les Deux Chiens et l’Âne mort nous apprennent qu’il faut renoncer aux ambitions mortelles et rester dans son monde. L’exemple du chien qui porte à son cou le dîner de son maître montre que la cupidité est universelle, et que l’éducation est une vertu qui n’est jamais définitive puisqu’on peut la perdre. L’homme, guetté par la mort, se débat dans un univers trompeur dans lequel il doit se méfier de ses sem­blables, mais ce même homme ne peut, et c’est sa destinée, que rester dans le monde et, malgré tout, en jouir Le Loup et le Chasseur Il faut que l’on jouisse ». Livre IX Le livre IX expose l’ordre de l’univers et suggère une morale quasi religieuse. L’homme, par nature, est amené à trop vouloir. Le pigeon apprend qu’il aurait mieux fait de rester au gîte 2, il vaut mieux que les arbres aient des glands que des citrouilles 3, le pédant a tort de vouloir trop corriger ses élèves 5 l’ordre est divers, certes 7, 12, mais il est ordre et loi, supérieur à toute autre loi, en particulier païenne 6. Ne changeons rien, évitons les disputes 9, fuyons ceux qui vendent la sagesse 8, ne nous fions pas à l’hypocrisie 14 et connaissons notre nature, même si dans l’excès réside une sorte de grandeur 15. Est-ce pour autant une nature divine, y a-t-il un dieu qui gère le monde ? Les prières sont bien vaines 13 et Dieu reste impénétrable 16. Vivons donc, mais en pleine défiance des autres, des flatteurs 17, des plaisirs et des mythes 18, des harangues 19, et reconnaissons l’ordre gassendiste le discours à Mme de la Sablière les animaux ont une âme terrestre, les hommes ont une âme céleste et terrestre. Les allers et retours entre l’homme et Dieu, dans ce livre, témoignent d’une orga­nisation de l’univers en tant qu’ordre divers, multiple, et de ses déviations. Le Singe et le Léopard, méditation sur la diversité, peut nous surprendre, mais peut entrer dans la cohé­rence car il insiste sur les apparences... Livre X Le livre X montre l’homme dominant la nature et ses semblables 1 l’homme est dévoration, les animaux sont dévoration, la nature est dévoration 1, 3, 5 la chaîne est constituée avec rigueur. L’homme est à la fois le roi des animaux et leur tyran 8. Il faut donc éviter les rois 9, comme les animaux doivent éviter les hommes 10, 11, 12, jusqu’à Dieu, peut-être, qui foudroie les hommes Discours à M. le duc de La Rochefoucauld. Dans ces conditions, pourquoi La Tortue et les deux Canards 2, L’Enfouisseur et son Compère 4, Les deux Aventuriers et le Talisman 13, condamnant l’impuden­ce, le babil et la sottise ? Peut-être pour consoler les faibles en leur disant qu’on peut tromper les trompeurs et que la puissance est une ombre. Garder l’ordre et se consoler, surtout ne rien changer de peur que tout soit pire encore... Livre XI Le livre XI revient aux puissants et à la politique, peut-être à la guerre de Hollande. 11 faut céder au lion ou l’empêcher de grandir. Lorsqu’il est grand, il faut faire avec 1. Il faut avoir le désir de plaire et compter sur soi 2, 3 et, si l’on peut, fuir loin de la Cour 4, parce qu’il n’y a pas grand-chose à attendre des rois et que les plaines danubiennes lui sont préférables, même si Louis sait dompter l’Europe Épilogue. Restent donc la sauvagerie du paysan du Danube ou le jardin du vieillard comme seules issues. Mais pourquoi le renard est-il représenté trompant le loup 6 ? Que vient faire le chat-huant accumulateur 1 ? Des leçons politiques peuvent en être tirées le loup travaille pour le renard qui travaille pour le roi, le roi-hibou conserve de la chair fraîche et grasse pour se repaître... Articles liés aux Fables de La Fontaine La fable définition, caractéristiques et exemples L'apologue analyse du texte "Le pouvoir des fables" de jean de La Fontaine. La laitière et le pot au lait lecture analytique
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Pensez-vous que la littérature puisse et doive avoir pour mission d’élever sa voix contre les injustices ? INTRODUCTION La littérature présente le paradoxe inhérent au fait qu’elle soit à la fois art et langage, de s’inscrire dans une dimension universelle mais aussi actuelle. Nombre de polémiques ont eu lieu, sur la fonction qu’elle devait ou non adopter, d’être utile ou d’être seulement expression artistique, sans autre légitimité que d’exister. Théophile Gautier et les tenants de l’art pour l’art » allaient jusqu’à refuser toute utilité à la littérature, proclamant que tout ce qui est utile est laid », tandis que dans un cercle bien proche, un Victor Hugo multipliait les œuvres engagées ; Jean-Paul Sartre ira jusqu’à tenir Flaubert et Goncourt pour responsables de la répression qui suivit la Commune parce qu’ils n’ont pas écrit une ligne pour l’empêcher ». C’est pourquoi il est légitime de se demander si la littérature peut et doit avoir pour mission d’élever sa voix contre les verrons donc si la littérature engagée est efficace et un premier temps, nous verrons qu’elle dispose de ressources qui lui donnent une efficacité toute particulière, avant d’envisager ce que sont aussi ses limites ; enfin, nous verrons qu’elle peut avoir une manière propre de s’engager dans la condition humaine, avec un message qui, par son universalité, peut trouver place dans toute actualité. 1ere PARTIE REDIGE Il a été souvent jugé nécessaire en littérature d’élever sa voix contre les injustices, et cela de manière efficace. En effet, la littérature touche un public particulièrement varié, non seulement selon ses goûts, mais à travers les lieux et les époques. Le théâtre, le roman, l’apologue, la poésie sont autant de formes littéraires qui à la fois touchent un public très large et très varié, et permettent d’allier le divertissement ou le plaisir à une réflexion instaurée par l’auteur. Au XVIIe siècle, La Fontaine, sous couvert de fables pour les enfants, critiquait de manière plaisante et piquante la cour ou la société et les comportements humains en général ; le siècle des Lumières a usé encore plus de la diversité des formes littéraires les contes philosophiques de Voltaire, aussi bien que des pièces comme le Mariage de Figaro de Beaumarchais, que L’Encyclopédie, dénoncèrent des injustices sociales, à chaque fois de manière tout à fait différentes, touchant ainsi des sensibilités différentes. Notons encore que leurs dénonciations de la guerre, du fanatisme, de l’intolérance, trouvent un retentissement puissant encore à notre époque la littérature porte un message qu’elle peut rendre universel. De plus, la littérature offre une variété de formes qui, en permettant de manier l’implicite ou l’explicite, multiplie les stratégies argumentatives. Une même idée peut être défendue de différentes manières, soit ostensiblement dans un texte purement argumentatif, comme dans un article de L’Encyclopédie, qui permet au message d’être clair et percutant, soit plus implicitement, ce qui demande au lecteur une participation plus vive pour comprendre le message. Candide de Voltaire aussi bien qu’une pièce comme Tartuffe de Molière, montrent dans leurs structures même qu’un enseignement peut nécessiter un parcours personnel pour que son destinataire trouve enfin à y adhérer. Candide est un personnage naïf prêt à croire le premier enseignement théorique qu’on lui livre, et qui n’apprendra véritablement que de ses expériences ; de même, le lecteur est invité à recevoir le message de Voltaire non par un développement explicite, mais de manière implicite, en suivant le récit des aventures du personnage. Orgon, obnubilé par Tartuffe, ne comprendra jamais le message explicité de sa famille, et ne découvrira l’hypocrisie de son hôte que lorsque les siens mettront en place un stratagème qui lui dévoilera implicitement les manigances du dévot ; la pièce elle-même, sous couvert de divertissement, fait suivre le même chemin au spectateur, qui par l’implicite, apprend à se méfier des mensonges et des faux semblants. Cette variété de stratégies permet ainsi de toucher le lecteur différemment ou bien l’auteur peut choisir de convaincre par des arguments qui font appel à la raison, comme dans Autorité politique » de Dumarsais, ou bien il peut vouloir toucher le lecteur dans sa sensibilité, en utilisant l’ironie ou le rire, qui établissent une complicité entre l’auteur et le lecteur, comme le font Voltaire ou La Fontaine, ou en provoquant sa pitié ou sa colère, comme Victor Hugo quand il nous dépeint la misère de Fantine ou Cosette dans Les Misérables. Ainsi, non seulement la littérature se tourne vers un public varié, mais auprès des mêmes personnes, elle offre une rare diversité de moyens pour les atteindre et les marquer en profondeur. Enfin, la littérature se faisant l’écho des préoccupations humaines les plus profondes et les auteurs possédant la capacité de les éclairer et de les communiquer, on peut difficilement accepter qu’ils ne s’impliquent pas dans des causes sociales ou politiques. Victor Hugo, à la fois engagé en littérature et en action, au talent incontesté, condamne l’inaction de l’écrivain dans son poème Fonction du poète » où l’on trouve les vers suivants Honte au penseur qui se mutile Et s’en va, chanteur inutile, Par les portes de la cité » Pour lui, action et poésie peuvent et doivent aller de pair, le poète a sa place dans la société la cité » et ne doit pas s’enfermer dans une tour d’ivoire. Bien plus, devant certains événements, la littérature peut même être une urgence, ne serait-ce que pour les auteurs eux-mêmes. Suite à la seconde guerre mondiale, beaucoup d’auteurs ont connu la nécessité d’écrire sur l’horreur des camps de concentration, non seulement dans le but de les dénoncer, non seulement par devoir de mémoire et pour éviter que de telles exactions ne se reproduisent, mais encore pour tenter, pour ceux qui l’avaient vécue, d’exorciser un tel enfer. Ainsi, la littérature a-t-elle une valeur salutaire, pour la société et pour l’homme. La littérature se révèle donc une tribune opportune et efficace pour dénoncer les injustices et les méfaits de la société. 2ème PARTIE Cependant, il nous faut aussi constater qu’elle connaît ses limites pour se faire entendre, ce qui a autorisé certains auteurs, non sans droit, de juger qu’à cause de cela, la dénonciation ne serait pas sa principale fonction, ou qu’en tout cas elle n’est pas inhérente à sa nature, comme nous le verrons par la suite. Argument La littérature n’est pas accessible pour tout le monde, et même en général c’est une minorité qui en est touchée à certaines époques et certains endroits, tout le monde ne sait pas lire, ou alors, on ne la lit pas parce qu’elle ne plaît pas. Exemple Littérature des Lumières, ignorée du peuple, destinées aux classes pensantes et dirigeantes. Argument La littérature présente un autre obstacle son langage ne pouvant être simplement communication, il est souvent plus obscur. Exemples Les Fables de la Fontaine, les poèmes de Hugo… ArgumentLa littérature n’est plus de nos jours un moyen de communication des plus privilégiés, et souffre notamment de la concurrence des supports visuels. 3ème PARTIE Cela peut nous amener à nous demander si elle se doit d’avoir pour fonction la dénonciation, et si elle ne peut pas aussi trouver une autre légitimité. Argument La littérature plus que jamais semble perdre sa valeur de communication », elle plus que jamais poétique le langage pour le langage. Elle peut ainsi rester, plus qu’une évasion, un domaine artistique à part entière. Exemple Gautier, l’art pour l’art la littérature doit-elle être utile ? Argument La littérature, même si elle ne semble pas s’impliquer explicitement dans l’actualité, exprime des choses qui touchent à l’homme et au monde en général, et qui sont fondamentales, immuables. Exemple Rimbaud, qui sans faire de la littérature politique, renvoie l’écho révolté de la jeunesse de son époque la Commune, et par là même, exprime la révolte de toutes les générations qui lui ont succédé. Argument Ainsi, la littérature peut tendre à une vocation plus spirituelle, guidant l’homme de manière universelle, au delà de l’actualité d’une époque. Exemple actualité de nos jours des préoccupations exprimées dans les textes des Lumières ou autres. CONCLUSION C’est ainsi que nous pouvons dire que si la littérature a sa place dans le débat d’idées, et que même nous pouvons avoir des difficultés à imaginer qu’elle ne s’y engage pas du tout, elle peut revendiquer légitimement ne pas en avoir le devoir. En effet, sans aller jusqu’à prôner l’art pour l’art, nous avons vu que la littérature pouvait tenir une réflexion universelle, qui engage tout homme à mieux se connaître et ainsi à mieux se situer dans le monde et dans son rapport aux autres. Depuis deux siècles, des arts anciens comme la littérature ou la peinture se sont vus en quelque sorte relayés par d’autres supports, comme la photographie pour la peinture, ou le cinéma et les médias pour la littérature l’une comme l’autre ont ainsi perdu peu à peu leur fonction informative », c’est-à-dire purement figurative pour la peinture, et communicative pour la littérature. Ne peut-on pas dire que loin de les anéantir, ces mutations leur ont permis au contraire de faire un grand bond dans leur évolution, les dégageant, la littérature notamment, de toute contrainte pratique », l’ancrant finalement plus que jamais dans une dimension universelle, au-delà de l’actualité immédiate ? bonjourmon prof m'a donné un superbe dissert sur la fontaine:Au 17 ème siècle les fables sont peut-être l'oeuvre qui réponde le plus virtuosement au précept classique: allier les amusements de la forme à la profondeur de la leçon amusements de la forme par la mise en scène de personnages imaginaires (animaux qui parlent..), les fables Objectif connaître la vie et l'oeuvre d'un auteur majeur du XVIIe siècle. 1. Biographie 1621-1695 a. Sous la protection de Fouquet Maître des Eaux et Forêts, Jean de La Fontaine vit à Paris. Il est reçu à la cour de Louis XIV, sous la protection de Fouquet, ministre des Finances. Il vit dans le luxe et côtoie l'élite intellectuelle de l'époque Mme de La Fayette, Mme de Sévigné, La Rochefoucauld, etc. Il écrit des poèmes mais ce ne sont pas encore des oeuvres majeures. b. A partir de 1661 Fouquet est emprisonné à vie pour avoir dépensé l'argent de l'Etat sans raison. La Fontaine reste fidèle à son ami, de sorte que Louis XIV lui ferme les portes de la cour. L'auteur trouve donc d'autres protecteurs, parmi lesquels Mme de La Sablière. En 1665, La Fontaine connaît le succès avec Contes et Nouvelles en vers, puis paraissent en 1668 les six premiers livres des Fables. La Fontaine est reconnu comme un auteur de talent et entre à l'Académie française en 1684. 2. Les Fables a. Présentation générale du recueil Les Fables sont regroupées en 12 livres d'une vingtaine de fables chacun, qui sont publiés de 1668 à 1694. Il s'agit de poèmes inspirés des auteurs antiques, le fabuliste grec Esope VIe siècle av. et le latin Phèdre Ier siècle av. siècle ap. On remarque là l'appartenance de La Fontaine au groupe des Anciens dans la querelle des Anciens et des Modernes. Cependant, si l'auteur s'inspire de l'Antiquité, il privilégie à la copie une imitation libre, modernisant ainsi la matière des Anciens. La fable contient souvent une morale car elle a un objectif pédagogique. Mais cette morale n'est pas toujours exprimée. b. Caractéristiques d'une fable Une fable est un texte en prose ou en vers. Celles de Jean de La Fontaine sont essentiellement versifiées. Ce sont de courtes narrations qui contiennent un enseignement. Celui-ci peut être intégré à la narration ou prendre la forme d'une morale exprimée. Cependant, la morale telle qu'elle est donnée dans la fable n'est pas toujours celle qu'il faut appliquer. Le lecteur a donc parfois à charge de déduire l'enseignement du texte. D'autre part, si La Fontaine met souvent en scène des animaux Les fables ne sont pas ce qu'elles semblent être ; Le plus simple animal nous y tient lieu de maître. » Le Pâtre et le Lion », VI, 1, cela n'a rien de systématique. c. L'objectif des fables Les fables sont destinées à délivrer un enseignement au lecteur notamment par le biais de la morale tout en le distrayant. De cette double vocation découlent des textes courts qui privilégient l'agrément du récit tout en abordant des sujets sérieux. L'essentiel Jean de La Fontaine est un auteur majeur du XVIIe siècle. C'est essentiellement à travers ses Fables qu'il nous est connu, s'affirmant comme le spécialiste français de cette forme littéraire. Au moyen de courts récits en prose ou en vers, les fables sont destinées à délivrer un enseignement au lecteur notamment par le biais de la morale tout en le distrayant. Vous avez déjà mis une note à ce cours. Découvrez les autres cours offerts par Maxicours ! 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Sivous choisissez de disserter sur une oeuvre du programme, vous aurez probablement à fabriquer un plan à partir de l'analyse d'un sujet; Aidez-vous des mots clés et prenez le temps de bien comprendre la citation parfois, ou la phrase qui va servir de point de départ à votre réflexion sur les Fables . Voici quelques exemples de constructions de plans de dissertations .
Maître Corbeau, sur un arbre perché,Tenait en son bec un Renard, par l’odeur alléché,Lui tint à peu près ce langage Hé ! bonjour, Monsieur du vous êtes joli ! que vous me semblez beau !Sans mentir, si votre ramageSe rapporte à votre plumage,Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois. A ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie ;Et pour montrer sa belle voix,Il ouvre un large bec, laisse tomber sa Renard s’en saisit, et dit Mon bon Monsieur,Apprenez que tout flatteurVit aux dépens de celui qui l’écoute Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. Le Corbeau, honteux et confus,Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus. Les Fables, La Fontaine Introduction Le corbeau et le renard » est une fable de Jean de La Fontaine. En effet, en 1668, La Fontaine publie le premier livre des Fables destiné à l’éducation du fils du roi de France. Le texte s’inscrit dans la tradition antique des fables, dans la lignée des textes d’Esope. Mais ce poème s’inscrit également dans son époque, siècle dit des moralistes ». Effectivement, le siècle classique défend une certaine idée de la morale dans des textes dominés par le registre didactique, à l’exemple des fables. Problématique Dans quelle mesure ce récit léger transmet-il un message moral? I Un récit léger A/ Un apologue D’abord, le texte est très court. Ensuite, il reprend les caractéristiques de la fable. Effectivement, elle consiste à utiliser la personnification des animaux pour mieux dénoncer les défauts plus, le récit est très le texte s’achève par un message moral. B/Un texte poétique Premièrement, le texte est en vers. Il recourt à des vers simples comme l’octosyllabe ou le décasyllabe. Ils sont plus brefs et plus rythmés que l’alexandrin, utilisé le parallélisme de construction entre les vers 1-2 et 3-4 renforce ce rythme binaire en deux temps maître corbeau » et maître renard ».Troisièmement, le dialogue est rendu vivant par un les phrases sont courtes Que vous êtes joli! » La légèreté est renforcée par l’usage de la forme le registre comique renforce l’aspect plaisant de ce petit récit jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus ».Enfin, le registre ironique vient justement renforcer la légèreté de ce texte. Ainsi, le personnage qui ment dit sans mentir ». C/Des animaux humanisés -D’abord, les deux personnages évoqués dès le titre sont des animaux. D’ailleurs, ils sont désignés par des caractéristiques animales ramage », plumage ». C’est justement le choix de personnages animaux qui rend le récit plus agréable pour un enfant. Mais il permet également de s’adresser aux adultes sans tomber sous le coup de la effet, les animaux outre, les animaux sont humanisés. Ils sont appelés par des titres humains Maître », Monsieur ».Ensuite, le corbeau possède un fromage que le renard veut récupérer. Cependant, ces animaux ne sont pas des mangeurs de fromage. Le lecteur comprend que celui qui mange du fromage est bien l’homme. dès lors, nous comprenons que ces animaux sont une image de le corbeau exprime des émotions humaines honteux et confus ». Pire encore, les deux animaux ont des défauts bien humains le corbeau est orgueilleux tandis que le renard est flatteur. II Un message moral A/Deux personnages antagonistes Tout d’abord, le corbeau, perché » et possédant un fromage, semble dans une situation plus favorable que son nous pouvons en déduire que chacun représente une classe sociale différente. Premièrement, le corbeau est dans une position supérieure et possède un bien convoité. Il appartient donc à la noblesse. A l’inverse, le renard est placé dans une situation inférieure et ne possède rien, il semble donc être un représentant du ailleurs, le corbeau est orgueilleux. En effet, il veut montrer au renard son joli ramage ». Quand au renard il est menteur et flatteur. B/L’éloquence du renard D’abord, rappelons que le renard est connu pour sa malice. Ici, il est un orateur habile. Ensuite, il maîtrise la parole car il est capable de métaphores hyperboliques telles que Vous êtes le Phénix ».A l’inverse, le corbeau demeure silencieux. Or la parole est une forme de pouvoir, elle tend à renverser les valeurs sociales évoquées plus, le renard cherche à toucher les sentiments de son auditeur en faisant appel à la flatterie. Il ne recourt donc pas à la rationalité de la conviction mais bien à la persuasion. voir la fiche récapitulative sur l’argumentation C/La morale de la fable D’abord, comme toujours, la morale est énoncée au présent de vérité la morale est énoncée par le renard lui-même. Il la livre à celui qu’il a trompé. Son message en est renforcé et la leçon n’en est que plus le message est délivré sur un ton moqueur. Mon bon monsieur » prend une dimension le renard se vante de sa réussite tandis que le corbeau est honteux et confus ».Enfin, le sans doute » dans la morale prend une tonalité ironique. Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. » Merci d’avoir lu cette fiche La fontaine le corbeau et le renard ». Poste tes questions en commentaire. D’autres cours pourront t’aider –Fiche biographique sur Jean de la Fontaine – La cigale et la fourmi » texte+ analyse – Le lièvre et la tortue » texte+ analyse – Les animaux malades de la peste » texte - La laitière et le pot au lait » texte –Le mouvement classique –Dissertation sur Les Fables livre VII à XII –Le recueil complet des fables téléchargement pdf accessible – Le Petit Poucet » de Charles Perrault texte+ résumé+morale – La belle au bois dormant histoire de Charles Perrault +PDF Navigation des articles c5w2K.
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